Alicia, morte étranglée

Alicia Damoiseaux, l'adolescente de Stavelot retrouvée morte dimanche dans la cave d'un immeuble de la rue Général Bertrand à Liège, est morte de suffocation et de strangulation, a montré l'autopsie. Cet examen a montré qu'elle avait reçu des coups, nombreux et violents, au visage et à la tête, a indiqué le procureur du Roi de Liège Danièle Reynders. Elle n'a pas subi de violences sexuelles.

J. La.

Alicia Damoiseaux, l'adolescente de Stavelot retrouvée morte dimanche dans la cave d'un immeuble de la rue Général Bertrand à Liège, est morte de suffocation et de strangulation, a montré l'autopsie. Cet examen a montré qu'elle avait reçu des coups, nombreux et violents, au visage et à la tête, a indiqué le procureur du Roi de Liège Danièle Reynders. Elle n'a pas subi de violences sexuelles.

Alicia, 16 ans, s'était rendue vendredi soir avec un groupe d'amis à Liège pour fêter l'anniversaire d'une amie. Elle devait rentrer dormir chez une copine à Stavelot. Mais, en fin de nuit, elle a décidé de se rendre chez Samuel Weertz, qu'elle avait rencontré en soirée dans le Carré. Des caméras de surveillance installées en rue ont montré qu'Alicia s'est bien rendue à pied, de son plein gré, chez ce jeune de 19 ans, rue Général Bertrand. Un trajet de vingt à trente minutes.

Que s'est-il exactement passé dans cette maison du quartier Sainte-Marguerite ? Samuel Weertz, inculpé de meurtre, reconnaît sa responsabilité dans la mort de la jeune Stavelotaine, mais conteste toute intention homicide. "Pour lui, c'est un accident", dit son avocat, Me Jean-Paul Reynders.

Le jeune homme a expliqué à son avocat qu'il avait eu des relations intimes consenties avec Alicia et que cela a mal tourné après qu'elle lui eut annoncé qu'elle avait un petit ami et qu'il ne fallait rien dire. Il affirme que ce n'était pas sa conception des rapports homme-femme : une dispute a suivi car il voulait qu'elle parte. Toujours, selon ses dires, "il a repoussé la fille dont la tête a heurté un mur de l'appartement. Ils sont allés sur le palier. Il a continué à insister pour qu'elle parte. Il dit qu'il l'a poussée et qu'elle a perdu l'équilibre. Elle est tombée sur le palier où il s'est précipité et il a constaté qu'elle ne réagissait plus", explique Me Jean-Paul Reynders.

Paniqué, Samuel Weertz ne conteste pas avoir caché le corps dans un cagibi sur le palier, avant de le dissimuler le lendemain à la cave, où il a été retrouvé par la police qui a découvert des effets personnels de l'adolescente dans l'appartement. Cette version n'est pas corroborée par les résultats de l'autopsie. Le juge d'instruction l'a signalé lors d'un interrogatoire récapitulatif jeudi à Samuel Weertz dont le mandat d'arrêt a été prolongé vendredi d'un mois.

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