Alicia, morte étranglée
Alicia Damoiseaux, l'adolescente de Stavelot retrouvée morte dimanche dans la cave d'un immeuble de la rue Général Bertrand à Liège, est morte de suffocation et de strangulation, a montré l'autopsie. Cet examen a montré qu'elle avait reçu des coups, nombreux et violents, au visage et à la tête, a indiqué le procureur du Roi de Liège Danièle Reynders. Elle n'a pas subi de violences sexuelles.
- Publié le 28-08-2010 à 04h16
Alicia Damoiseaux, l'adolescente de Stavelot retrouvée morte dimanche dans la cave d'un immeuble de la rue Général Bertrand à Liège, est morte de suffocation et de strangulation, a montré l'autopsie. Cet examen a montré qu'elle avait reçu des coups, nombreux et violents, au visage et à la tête, a indiqué le procureur du Roi de Liège Danièle Reynders. Elle n'a pas subi de violences sexuelles.
Alicia, 16 ans, s'était rendue vendredi soir avec un groupe d'amis à Liège pour fêter l'anniversaire d'une amie. Elle devait rentrer dormir chez une copine à Stavelot. Mais, en fin de nuit, elle a décidé de se rendre chez Samuel Weertz, qu'elle avait rencontré en soirée dans le Carré. Des caméras de surveillance installées en rue ont montré qu'Alicia s'est bien rendue à pied, de son plein gré, chez ce jeune de 19 ans, rue Général Bertrand. Un trajet de vingt à trente minutes.
Que s'est-il exactement passé dans cette maison du quartier Sainte-Marguerite ? Samuel Weertz, inculpé de meurtre, reconnaît sa responsabilité dans la mort de la jeune Stavelotaine, mais conteste toute intention homicide. "Pour lui, c'est un accident", dit son avocat, Me Jean-Paul Reynders.
Le jeune homme a expliqué à son avocat qu'il avait eu des relations intimes consenties avec Alicia et que cela a mal tourné après qu'elle lui eut annoncé qu'elle avait un petit ami et qu'il ne fallait rien dire. Il affirme que ce n'était pas sa conception des rapports homme-femme : une dispute a suivi car il voulait qu'elle parte. Toujours, selon ses dires, "il a repoussé la fille dont la tête a heurté un mur de l'appartement. Ils sont allés sur le palier. Il a continué à insister pour qu'elle parte. Il dit qu'il l'a poussée et qu'elle a perdu l'équilibre. Elle est tombée sur le palier où il s'est précipité et il a constaté qu'elle ne réagissait plus", explique Me Jean-Paul Reynders.
Paniqué, Samuel Weertz ne conteste pas avoir caché le corps dans un cagibi sur le palier, avant de le dissimuler le lendemain à la cave, où il a été retrouvé par la police qui a découvert des effets personnels de l'adolescente dans l'appartement. Cette version n'est pas corroborée par les résultats de l'autopsie. Le juge d'instruction l'a signalé lors d'un interrogatoire récapitulatif jeudi à Samuel Weertz dont le mandat d'arrêt a été prolongé vendredi d'un mois.
