De violentes bagarres au centre-ville de Tournai
Deux bagarres, l'une place St-Pierre et l'autre sur les quais, ont éclaté, samedi matin à Tournai, où une cinquantaine de personnes se sont affrontées. Huit arrestations administratives ont été opérées.
- Publié le 07-11-2011 à 04h15
Deux bagarres, l'une place St-Pierre et l'autre sur les quais, ont éclaté, samedi matin à Tournai, où une cinquantaine de personnes se sont affrontées. Huit arrestations administratives ont été opérées.
La police de Tournai dénonce un manque d'effectifs. Les faits qui se sont produits la nuit de vendredi à samedi, au centre-ville à Tournai, mettent en lumière un manque flagrant d'effectifs au sein de la zone de police du Tournaisis qui couvre les entités de Tournai, Antoing, Brunehaut et Rumes.
"Le week-end, hormis les policiers qui opèrent des contrôles lors d'opérations spécifiques, on ne dispose que de quatre équipes de deux policiers, soit huit hommes pour toute la zone. La norme minimaliste KUL pour le nombre de temps pleins pour notre zone est de 242. Nous en sommes actuellement à 226, soit un manque de 15 à 20 policiers au minimum", explique Philippe Hooreman, commissaire divisionnaire de la zone.
"Face à des faits pareils, on ne peut rester les bras ballants. Il faudra étoffer davantage le corps de notre zone. Un budget reste cependant une question politique. Notre zone concerne quatre entités", rappelle Christian Massy, bourgmestre de Tournai.
Deux bagarres consécutives se sont déroulées la nuit de vendredi à samedi. La première a eu lieu vers 1h du matin à la place St-Pierre où, après avoir reçu un coup de bouteille sur la tête, un homme a jeté un pavé dans la vitrine d'un café.
S'en est suivie une bagarre qui a nécessité l'intervention d'une trentaine de policiers. La police de Tournai a été renforcée par des hommes venus des zones voisines et de la réserve fédérale qui, par chance, était en opération à proximité de Tournai. Vers 2h30, la tension était retombée.
Une deuxième bagarre a éclaté vers 2 heures du matin sur les quais, où deux Français ont été tabassés.
" Il y avait environ 300 personnes sur les lieux, mais les troubles n'ont opposé qu'une cinquantaine de protagonistes. En marge des bagarres, on a senti une réelle provocation à l'égard de la police. On a demandé aux cafetiers de ne plus servir à partir de 3 heures, ce qui a été fait. A 4 heures, tout était en ordre. On a opéré six arrestations pour troubles publics et deux arrestations judiciaires pour rébellion. Une policière a été légèrement blessée au visage durant l'intervention. Pour avoir heurté un piéton, une voiture immatriculée en France est recherchée ", précise encore le commissaire Hooreman. (Belga)
