Petit braquet pour les tricycles sudistes

Vendredi dernier, des portes avaient claqué. "Pas de souffle de Noël sur le gouvernement, j'ai les boules" , a même "tweeté" le toujours direct Paul Furlan, le ministre (PS) des Pouvoirs locaux.

P.P.
Petit braquet pour les tricycles sudistes
©BELGA

Vendredi dernier, des portes avaient claqué. "Pas de souffle de Noël sur le gouvernement, j'ai les boules" , a même "tweeté" le toujours direct Paul Furlan, le ministre (PS) des Pouvoirs locaux. Les deux exécutifs wallon et francophone décidèrent donc de poursuivre, lundi, en pleine démob' politique, leurs ultimes délibérations 2012. L'ambiance, cette fois, fut moins électrique. Pas précisément plus productive. En cette fin d'année, l'Olivier aura un peu senti le sapin

Ce sont d'abord les gros sujets communautaires qui ont accaparé Rudy Demotte et ses collègues. On a vu que l'accord sur le nouveau contrat de gestion de la RTBF n'a pas été conclu, à l'arraché, sans nouvelles économies. En ceci comme en d'autres dossiers, de l'allongement de la formation initiale des profs à la trajectoire financière des Tec à moyen terme, le double ministre du Budget est, selon les avis, sourcilleux normalement ou abusivement. André Antoine (CDH) se défend fort d'exagérer : "Je ne suis ni saint Nicolas ni le père Fouettard. Je ne peux pas donner ce que je n'ai pas. Et je ne fais rien d'autre qu'appliquer les budgets délibérés et adoptés ensemble."

Quant à la recomposition du paysage de l'enseignement supérieur en pôles géographiques, le nouveau report attendu confirme que "c'est mal barré" , comme dirait le ministre porteur du projet, Jean-Claude Marcourt (PS). "Il doit en core se concerter avec une partie du secteur" , glisse-t-on pudiquement dans un autre cabinet ministériel. Si c'est la partie à l'adresse de laquelle le ministre a asséné, dans "La Libre", "qu'être universitaire et stupide n'est pas incompatible" , il y a de fait matière à concertation !

Nominations à venir

Et lundi, a-t-on lu dans nos précédentes éditions, l'exécutif wallon sera parvenu à sortir ni plus ni moins que son second accord sur le parcours d'intégration pour primo-arrivants. Un second jumeau du premier, de juillet dernier, à cela près qu'il prend cette fois la forme d'un avant-projet de décret, comprenant des sanctions fixées après d'interminables palabres. Sinon, l'obligation cantonnée à la première phase d'accueil est confirmée. Le CDH a ravalé ses revendications d'un dispositif commun avec Bruxelles et d'une imposition élargie à l'apprentissage linguistique : le ministre du Budget (Antoine) aura dû freiner le vice-président humaniste (Antoine) Alors que, entre francophones, les mêmes coalisés à Bruxelles annoncent un préaccord sur un parcours avec obligation linguistique.

D'autres sujets attendront. Tels un dispositif alternatif au Dar, la vignette poids lourds (la "facile" pourtant, par rapport aux autos) ou l'éolien (on sentait pourtant cadre et carte dans le vent). Des nominations attendront aussi. Car si gouverner c'est prévoir, l'Olivier gouvernerait peu. Rien n'est plus prévisible que des mises à la retraite, retardées de surcroît. Or, le gouverneur du Hainaut, Claude Durieux, s'en va sans successeur. Et la patronne du SPW, Danielle Sarlet, s'en est allée alors que le recrutement d'un nouveau n°1 de l'administration est toujours en cours. Ici, il reste à départager deux candidats sélectionnés par le Selor.

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