Réforme police: les syndicats restent "d'une prudence de sioux"

Les éléments de la deuxième phase de la réforme de la police révélés par Le Soir n'ont pas surpris les syndicats: ils avaient déjà été informés. Mais au vu de ces éléments, les syndicats se disent "dubitatifs". "Il n'y aura pas de miracle" assure le Sypol.

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Réforme police: les syndicats restent "d'une prudence de sioux"
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La plupart des éléments de la deuxième phase de la réforme de la police révélés mardi par Le Soir étaient déjà connus des syndicats SLFP-Police et Sypol, ont-ils indiqué à l'agence Belga. Cette deuxième phase, dont l'objectif est d'augmenter réellement la capacité de la police intégrée, sera soumise au kern le 3 juillet. Le Syndicat libéral de la Fonction publique-Police réagit avec prudence aux éléments parus mardi. 
"La ministre nous a expliqué les détails fournis par Le Soir il y a une dizaine de jours. Nous sommes dubitatifs, elle ne fait que renvoyer la balle vers le kern. Nous tirons la conclusion que Mme Milquet ne veut qu'un respect des équilibres et une multiplicité de petits chefs, alors que nous voulons une police dégraissée de tous ses petits niveaux de pouvoir. L'article du Soir ne rend compte que d'un propos de la ministre. Nous restons d'une prudence de sioux", explique le syndicat libéral.
Le Sypol partage l'avis selon lequel il n'y pas grand-chose de neuf dans les éléments publiés mardi. "Il n'y aura pas de miracle. Le plan contient certaines mesures que l'on préconise, mais qui n'aboutissent pas. Supprimer des directions ne suffit pas. Cela ne résoudra pas les problèmes d'effectifs, de budget ou encore de perte de savoir-faire. Le plan ne s'attaque pas non plus à l'augmentation de la bureaucratie qui réduit le nombre de policiers sur le terrain."
Du côté de la CGSP-Défense, on réagit avec circonspection à l'annonce selon laquelle la protection du périmètre extérieur du Shape, à Casteau, serait désormais confiée à la Défense. "C'est systématique, dès qu'on veut alléger les tâches de la police, on se tourne vers la Défense, mais l'on ne parvient jamais à un accord entre les ministres compétents."

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