Polémique royale dans le Limbourg

Quatre communes limbourgeoises refusent d'acheter le portrait royal de Philippe et Mathilde, qui trône traditionnellement dans les maisons communales du pays.

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Polémique royale dans le Limbourg
©AP

Le roi Philippe et la reine Mathilde n'orneront pas les murs de quatre salles communales dans le Limbourg. Les communes d'Alken, Hoeselt et de Fourons d'abord, où l'écharpe mayorale repose sur l'épaule d'un membre de la N-VA, refusent d'acheter les nouveaux portraits royaux, apprend-on via nos confrères du Nieuwsblad. 
Même son de cloche dans la commune de Kortessem, où le bourgmestre affiche les couleurs du CD&V, mais est associé aux nationalistes flamands dans la majorité. La faute à une pression de la N-VA? Ces présomptions font sourire Luc Dullaerts, premier échevin: "Pendant la législature précédente, il n'y avait pas non plus de portrait du couple royal. Nous avons d'autres chats à fouetter. Si c'est un problème si important, les autorités n'ont qu'à nous obliger légalement à le faire."
Le bourgmestre d'Alken, également membre du parti de Bart De Wever, ne tient pas un autre discours, toujours au Nieuwsblad: "Le collège des échevins a décidé de ne pas acheter les portraits. Il semble qu'il n'y ait pas d'obligation légale, et nous ne savons même pas ce que cela va coûter."

"C'est disproportionné"
C'est donc l'argument économique qui est mis en avant pour justifier ces "deux taches blanches qui ornent le mur", comme les qualifie Paul Dirickx, membre du CD&V et de l'opposition à Alken: "Mettre un terme à une tradition qui existe depuis 1833 sous prétexte de faire des économies, c'est disproportionné."
Els Robeyns, bourgmestre sp.a de Wellen, a décidé d'acheter les nouveaux portraits royaux: "D'éventuelles économies sont une illusion, car cela ne coûtera certainement pas beaucoup d'argent", balayant ainsi l'argument avancé par les nationalistes.

Le Palais sans réaction
Contacté par nos soins, le Palais royal n'a pas souhaité réagir à cette information. Si l'on s'en réfère à la loi, les quatre communes précitées sont en effet parfaitement dans leur droit en refusant de dépenser le moindre euro pour les nouveaux portraits royaux. 
À l'inverse, d'autres sont déjà impatients. Ainsi, à Saint-Trond, le collège échevinal y est allé de son petit montage Photoshop, collant la tête du nouveau couple royal sur le corps de l'ancien, histoire d'être les premiers. Une certaine vision de l'avant-gardisme.

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