Kazakhgate: le milliardaire belgo-kazakh Alijan Ibragimov s'est présenté devant la commission où il est entendu à huis clos
Le milliardaire belgo-kazakh Alijan Ibragimov s'est présenté mercredi peu après 14h00 devant la commission d'enquête parlementaire Kazkahgate. Son avocate, Véronique Laurent, a aussitôt demandé la parole au président de la commission afin de plaider le huis clos, ce qui a été accepté.
- Publié le 04-10-2017 à 15h12
- Mis à jour le 04-10-2017 à 15h57

Le milliardaire belgo-kazakh Alijan Ibragimov s'est présenté mercredi peu après 14h00 devant la commission d'enquête parlementaire Kazkahgate. Son avocate, Véronique Laurent, a aussitôt demandé la parole au président de la commission afin de plaider le huis clos, ce qui a été accepté.
Avec Patokh Chodiev et Alexander Mashkevitch, Alijan Ibragimov fait partie du 'trio kazakh' qui a bénéficié en 2011 de la loi de transaction pénale élargie au coeur des travaux de la commission d'enquête parlementaire. La commission cherche à connaître les circonstances qui ont amené au vote et à l'application de cette loi alors que l'Elysée avait oeuvré, à la demande du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, à un jeu d'influence visant à exonérer le trio kazakhs de poursuites judiciaires en Belgique. Une équipe d'avocats avait été mise sur pied avec, parmi eux, l'ex-président du Sénat Armand De Decker (MR), aujourd'hui député bruxellois. Le trio était alors poursuivi dans le dossier Tractebel qui avait vu l'énergéticien sombrer après un investissement au Kazakhstan fin des années '90.
La commission d'enquête cherche aussi à savoir comment Patokh Chodiev et Alijan Ibragimov ont obtenu la nationalité belge alors que leurs liens avec la Belgique semblaient ténus. Jusqu'ici, Patokh Chodiev a fait savoir via ses avocats belges qu'il refusait, lui, d'être auditionné par la commission d'enquête, une décision qui, si elle venait à être confirmée, risquerait de l'entraîner dans de nouveaux ennuis judiciaires, en Belgique voire en Europe.
Puissant homme d'affaires à la réputation sulfureuse, Alijan Ibragimov a été traité avec beaucoup de ménagement par les services du parlement qui lui ont offert la possibilité d'emprunter la discrète entrée du Sénat pour échapper à la presse photographique et audiovisuelle. Devant l'entrée du Sénat, les photographes et caméramans, pourtant stationnés sur la voie publique, se sont fait rudoyer par le service de sécurité du parlement.
