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Finances publiques : 2024, la petite éclaircie dans un ciel bien chargé

Les prochaines années s'annoncent (très) compliquées sur le plan budgétaire pour la Belgique. L'année 2024, qui connaîtra deux élections, fait cependant un peu figure d'exception, comme le montre aussi un rapport du Conseil supérieur des Finances.

Prime Minister Alexander De Croo and Elio Di Rupo, Minister-President of the Walloon Region pictured during the second day of the 10th European Summit of Regions and Cities of the European Union, Tuesday 19 March 2024 in Mons. The summit, organized by the Committee of the Regions and the Walloon Region, will welcome thousands of mayors, municipal councilors, regional ministers and high-level European and global decision-makers to discuss concrete and innovative local solutions to the emerging challenges facing citizens and territories. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
Sur la période 2023-2029, la Région wallonne est le seul pouvoir public à voir baisser ses investissements publics en valeur absolue. Une mauvaise nouvelle pour son ministre-Président actuel, Elio Di Rupo (à droite).

Ce doit être un hasard. L'état de nos finances publiques, c'est un secret de polichinelle, est dans la zone rouge depuis quelques années, mais l'année 2024, année d'élections, tire étonnamment son épingle du jeu… Plusieurs éléments confortent ce constat. Il y a d'abord eu la publication, en milieu de semaine, du dernier rapport des experts du Comité de monitoring, prélude à tout ajustement budgétaire à mi-parcours de l'année. Que dit ce rapport ? Que sur le plan du déficit et de l'endettement publics, la situation est conforme à ce qui était budgété. C'est même meilleur que prévu ! De quelques centaines de millions d'euros pour l'État fédéral (dont la sécurité sociale) et les entités fédérées. La secrétaire d'État au Budget Alexia Bertrand (Open VLD) pouvait ainsi se "réjouir". Le gouvernement fédéral est bien, selon elle, sur la bonne voie dans son "trajet d'assainissement des finances publiques". Pour l'entité I, qui comprend donc l'administration fédérale et la sécurité sociale, le Comité de monitoring prévoit un déficit budgétaire de 2,9 % du PIB pour 2024. C'est "conforme aux engagements pris vis-à-vis de l'Europe", indique la secrétaire d'État. C'est beaucoup moins enthousiasmant pour ses successeurs puisqu'à politique inchangée, pour le fédéral et les entités fédérées pris ensemble, le déficit attendu passerait de 4,4 % du PIB cette année, à 5,7 % en 2029. Même tendance lourde au niveau du taux d'endettement : le taux d'endettement monterait de 105,9 % du PIB cette année, à 118,9 % en 2029.

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