La visite du pape François divise le CD&V
Sammy Mahdi, le président du CD&V, et Annelies Verlinden, la ministre de l'Intérieur, adoptent des positions différentes.

- Publié le 27-09-2024 à 09h51
- Mis à jour le 27-09-2024 à 15h28

Sammy Mahdi, le président du CD&V, affirme dans De Standaard qu'il a refusé de rencontrer le pape François, arrivé ce jeudi dans notre pays pour une visite de quatre jours. Il ne se rendra pas à Laeken ce vendredi pour la réception à laquelle il a été convié en tant que président du CD&V.
Sammy Mahdi se dit "déçu" de la manière dont le Vatican a géré les affaires d'abus sexuels au sein de l'Église. Il estime que l'Eglise doit "davantage évoluer avec son temps afin de préserver son héritage spirituel et nos racines catholiques au XXIe siècle. Dans le cas contraire, la foi catholique sera de plus en plus marginalisée dans notre société et cela, nous ne pouvons pas l'accepter", a encore précise M. Mahdi.
En revanche, Annelies Verlinden, la ministre de l'Intérieur (CD&V), se rendra à la réception offerte par le roi et la reine au château de Laeken en l'honneur de la visite du pape ce vendredi midi. La ministre a également confirmé sa présence à la messe du pape dimanche matin au Stade Roi Baudouin à laquelle sont attendus plus de 37.000 personnes.
Sur Twitter (X), l'ancien président du CD&V, Joachim Coens, a estimé que le refus de Sammy Mahdi de rencontrer le pape est une occasion manquée, une erreur de la part du président du parti chrétien-démocrate. La réaction de Sammy Mahdi a suscité plusieurs réactions, pour la plupart négatives, sur X.
Annelies Verlinden avait déclaré au magazine Dag Allemaal qu'elle était croyante et qu'elle allait à la messe sporadiquement, "à des moments importants de la vie". Elle estime que le pape est "une figure inspirante en raison de ses messages qui rassemblent". Le pape a aussi accepté de rencontrer pendant son séjour chez nous des victimes des abus. Selon elle, il ne recule pas devant des situations compliquées. "Il représente 1,2 milliard de croyants dans le monde. Son humilité est le cœur de sa foi", résume la ministre anversoise.