Icon payantArticle réservé aux abonnés

Yves Leterme et ses curieuses amitiés chinoises

L'ancien Premier ministre belge se retrouvait parmi les invités officiels à l'imposant défilé militaire organisé ce mercredi par le régime chinois. Comment est-il arrivé là ?

Yves Leterme arrives for the state funeral ceremony for Belgian politician Miet Smet, at the Sint-Laurentiuskerk in Lokeren, Saturday 04 January 2025. Smet died on 19 December 2024, at the age of 81 BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Yves Leterme en janvier 2025, à son arrivée à l'enterrement de l'ancienne ministre Miet Smet.

Yves Leterme aura sans doute été le leader politique le plus surprenant que la Belgique a compté. En 2007, il récolte 800 000 voix aux élections fédérales, l'un des scores les plus élevés jamais atteints par un homme politique belge. Le candidat social-chrétien paraît sérieux et la population le croit en mesure de réformer le pays.

La carrière politique d'Yves Leterme ne sera pourtant, dès ce moment de gloire, qu'une suite de faux pas, de gaffes et d'échecs plus ou moins retentissants. Le 21 juillet 2007, alors qu'il tente de mettre sur pied un gouvernement fédéral sans les socialistes − la fameuse "orange bleue" − avec l'autre grand vainqueur du scrutin, le président du MR Didier Reynders, il entonne l'hymne national français au journaliste de la RTBF qui lui demandait de chanter la Brabançonne. Cette bourde le marquera comme au fer rouge dans l'esprit des francophones. Et augure d'un destin politique calamiteux. À deux reprises, le poste de Premier ministre lui sera accordé. Et à deux reprises, il se montrera incapable d'y rester plus d'un an sans vaciller de son siège. La première fois, du 20 mars au 30 décembre 2008, il tombera sur l'affaire Fortis. La seconde fois, du 25 novembre 2009 au 26 avril 2010, sur l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde que les Flamands voulaient scinder. Il ne sera cependant relevé de sa fonction que 541 jours plus tard, au terme de la plus longue crise politique du pays. C'est donc en tant que Premier ministre démissionnaire qu'il aura occupé le plus longtemps les bureaux du 16, rue de la Loi.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...