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Face à la pénurie de médecins traitants en zones rurales, l'Université de Namur innove pour éveiller les vocations

La moitié des communes wallonnes sont en pénurie, voire en pénurie sévère, de médecins généralistes.

©PHOTOPQR/BERRY REPUBLICAIN/Pierrick DELOBELLE ;  ; 20/03/2025 ; Illustration medecin generaliste, medecine, consultation, stethoscope, tension, examen medical, deserts medicaux, le 18.03/2025 a Saint Florent sur Cher, photos
Rien de tel qu'un stage pour découvrir la réalité de la médecine rurale et, qui sait, tomber sous son charme.

À les entendre, ces trois semaines de stage en médecine rurale ont dépassé leurs attentes. "C'était très enrichissant, très diversifié, il n'y avait pas de routine", raconte Ilian, en troisième année de médecine (Bac 3) à l'Université de Namur (UNamur).

"C'était une découverte beaucoup plus large que la simple pratique en cabinet, entre les maisons de repos, la prison, les centres d'accueil des demandeurs d'asile, les centres de planning familial, développe Charlotte, sa camarade de fac. On a fait des biopsies cutanées, des points de suture… Des actes qu'on ne pensait pas que les médecins généralistes posaient. Je pense que ça, c'est propre à la médecin rurale. On est vraiment le point de contact avec les patients. C'est très riche. Et puis, j'avais cette idée reçue selon laquelle on ne faisait que d'énormes journées. Mais je me suis rendu compte qu'il est possible de combiner vie privée et vie professionnelle. Ce n'est pas parce qu'on est en milieu rural qu'on se consacre à 100 % aux patients et qu'on n'a pas de vie à côté."

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