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Le gouvernement flamand veut imposer un "totaalplan" pour l'apprentissage du néerlandais : "Cela risque de se transformer en mécanisme d'exclusion"

Le gouvernement flamand fait de l'apprentissage du néerlandais le fer de lance de sa politique d'intégration sociale. Mais pour l'historien Vincent Scheltiens (UAntwerpen), la politique linguistique de l'exécutif pourrait être confrontée à un dispositif d'apprentissage trop limité.

Cours du soir de Néerlandais pour francophones à Tervuren . (Colin Delfosse)
Le nouveau gouvernement flamand devrait davantage faciliter l'accès au cours de néerlandais pour les publics précaires, affirme Vincent Scheltiens, historien à l'UA. ©Colin Delfosse

L'importance du néerlandais est un élément clé pour le nouveau gouvernement flamand. C'est même le fil rouge du programme politique intitulé "Samen werken aan een warm en welvarend Vlaanderen" ("Ensemble, la mise sur les rails d'une Flandre chaleureuse et prospère") que l'exécutif N-VA-Vooruit-CD&V souhaite appliquer au cours des cinq prochaines années.

"Les Flamands ont en commun leur langue et certaines valeurs", lit-on page 7 dans le chapitre "Samen voor Vlaanderen". On y trouve aussi ce passage : "Une bonne connaissance du néerlandais est une condition nécessaire en vue d'une bonne intégration des nouveaux arrivants. La maîtrise de la langue véhiculaire est indispensable pour réussir son parcours scolaire et professionnel."

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