Dans la capitale wallonne, Les Engagés confortent leur position
vec plus de 40 % des suffrages, la liste emmenée par le bourgmestre sortant et président du parti centriste, Maxime Prévot a fait un triomphe
- Publié le 14-10-2024 à 00h06

À Namur, les résultats partiels confirmaient dimanche soir une nette domination des Engagés. Avec plus de 40 % des suffrages, la liste emmenée par le bourgmestre sortant et président du parti centriste, Maxime Prévot, tendait à creuser l'écart avec ses concurrentes : le PS remporterait environ 16 % des voix, le MR (environ 15 % des voix), Ecolo (environ 13 %) et le PTB (environ 9 %).
Le grand enjeu de l'élection namuroise était de savoir si la majorité locale, en place depuis 18 ans, allait être reconduite ou modifiée. Maxime Prévot, bourgmestre depuis 2012, ne semblait pas menacé dans sa position, mais les regards étaient tournés vers la composition de l'équipe qui l'accompagnera pour les six prochaines années.
La tripartite actuelle, composée des Engagés, du MR et d'Ecolo, a été régulièrement reconduite depuis 2006. Mais les évolutions politiques récentes au niveau régional et la chute d'Ecolo laissaient présager quelques ajustements ; à commencer par le maintien ou non d'Ecolo dans la majorité.
Le PS, relégué dans l'opposition depuis 2006, aspirait quant à lui à un retour au pouvoir au sein d'une coalition avec les Engagés. Pendant la campagne, Maxime Prévot semblait cependant peu enclin à accueillir les socialistes dans la majorité, à moins d'y être forcé par les résultats, ce qui n'est pas le cas.
De son côté, alors qu'il a fait son entrée pour la première fois au conseil communal en 2018, le PTB - qui ne se faisait pas d'illusion sur la perspective d'accéder au pouvoir - remplit son objectif d'améliorer son score d'il y a six ans (3 sièges) et d'incarner une opposition plus mordante.
Incertitude sur l'avenir de Maxime Prévot
Malgré son score, une incertitude plane toutefois sur l'avenir politique de Maxime Prévot. Si le président des Engagés venait à rejoindre le gouvernement fédéral, comme cela a été évoqué, il pourrait en effet être contraint de céder temporairement sa place de bourgmestre, laissant Namur entre les mains d'un remplaçant. "Namur, c'est là où se trouvent mes tripes et mon cœur. Le reste, ce sont des supputations et cela dépendra des négociations, donc ne tirons pas des plans sur la comète.", déclarait-il toutefois dimanche à la sortie des urnes. Quant à son éventuel intérim, il a affirmé qu'il ne s'était pas encore posé la question "de qui pourrait me remplacer si je devenais bourgmestre empêché, car elle ne s'est pas encore posée. D'ailleurs, il est possible qu'elle ne se pose pas, si je choisis de rester bourgmestre en plein exercice."
