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Les trois plus hautes juridictions du pays s'inquiètent de l'évolution du respect de l'État de droit : "l'avertissement" de 2019 n'a pas été entendu

La Cour constitutionnelle, la Cour de cassation et le Conseil d'État déposent un nouveau mémorandum commun au formateur Bart De Wever (N-VA) pour qu'on accorde les moyens et les cadres nécessaires au bon fonctionnement de la justice.

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"La protection de l'État de droit exige certaines garanties quant à l’effectivité et à l’accessibilité des missions juridictionnelles", scandent les trois plus hautes autorités judiciaires du pays. ©Jean Luc Flemal

C'est une démarche qui prend un tour très solennel. Les présidents de la Cour constitutionnelle et les chefs de corps de la Cour de cassation et du Conseil d'État ont décidé d'adresser un mémorandum commun au formateur fédéral, Bart De Wever (N-VA), pour exprimer les principales préoccupations des trois plus hautes juridictions du pays quant à l'évolution du respect de l'État de droit en Belgique.

"Il faut un vrai projet de justice. Un État de droit démocratique avec une justice vacillante, c'est un État qui vacille"

Une démarche "assez exceptionnelle"

"La protection de cet État de droit exige certaines garanties quant à l'effectivité et à l'accessibilité des missions juridictionnelles", ont-ils martelé vendredi matin au cours d'une conférence de presse. En 2019, lors de la formation du précédent gouvernement (la Vivaldi réunissait PS, MR, Ecolo, Open VLD, Vooruit, Groen et CD&V), les représentants des trois plus hautes juridictions du pays avaient déjà estimé nécessaire de prendre une initiative commune "compte tenu des enjeux importants et des problèmes budgétaires récurrents que connaît le service public de la Justice au sens large".

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