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Un projet de décret contre le harcèlement scolaire avant l'été

Le texte que prépare la ministre Désir prévoit des actions minimales à réaliser mais s'appuie sur les forces de chaque école. Exemple à Liège.

Un projet de décret contre le harcèlement scolaire avant l'été
©Shutterstock

Laetitia a 13 ans. Elle est en deuxième secondaire quand un des éducateurs de son école constate un brusque changement dans son comportement. L'ado multiplie les retards. Elle s'isole de son groupe classe, n'est jamais choisie quand on fait les équipes au sport, se réfugie seule sous l'arbre dans la cour de récréation où elle cherche la présence d'un adulte.

Immédiatement, les "référents harcèlement" de l'école - entre 10 et 15 éducateurs, enseignants, membres du personnel d'entretien, de cuisine ou de direction, volontaires et spécialement formés à la problématique - se mettent au travail. En équipe. Objectif : mettre ensemble tous les éléments, vérifier le plus vite possible s'il y a harcèlement. Sans entrer dans les détails, c'est le cas. Brimades et rejet se répètent, encore et encore. Alors l'équipe fait baisser la pression, montre à l'élève qu'on a vu ce qui se passe, qu'on l'a entendue. Et c'est ensemble que l'équipe passe à l'action à plusieurs niveaux. Auprès de Laetitia, dans la dynamique du groupe, et vis-à-vis des parents. Dans une boîte à "outils" bien fournie, on choisit la stratégie qui convient le mieux à la situation.

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