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Des enseignants flamands écrivent à leur ministre pour dire leur désarroi face aux comportements problématiques à l'école

Le monde politique semble aussi démuni que les enseignants face à une minorité de jeunes qui semblent échapper à tout contrôle.

Des enseignants flamands écrivent pour dire leur impuissance face à certains élèves aux comportements extrêmes.
Des enseignants flamands écrivent pour dire leur impuissance face à certains élèves aux comportements extrêmes. ©Jean-Luc Flémal

Cette semaine, en Flandre, un large panel d'enseignants, de directeurs d'école et de conseillers psycho-médicaux sociaux intervenant en milieu scolaire, ont rédigé une lettre ouverte à l'intention de la ministre de tutelle Zuhal Demir (N-VA) pour lui faire part de leur impuissance face aux comportements extrêmes d'une minorité d'élèves. Des comportements, soulignent-ils, dont le nombre leur semble croissant.

Tous les médias flamands ont répercuté ce cri du cœur. Ils ont recueilli des témoignages, parfois anonymes, d'enseignants qui ont décrit certains de ces comportements pour le moins déroutants. Ils ont raconté l'histoire de cet élève atteint de troubles mentaux qui, après une crise de pleurs et des comportements en classe, a été envoyé en urgence psychiatrique, mais a été ramené peu de temps après car il n'y avait pas de place pour lui dans l'unité de soins. Ils ont rapporté le cas de ce jeune de 13 ans qui a disparu des radars parce qu'il devait accompagner chaque jour son père chez son dealer. Ils ont décrit l'attitude de cette élève qui erre à sa guise dans l'école et ne suit que les cours qui l'intéressent. Il en résulte une litanie de comportements violents à l'encontre de professeurs et d'élèves, de punitions sans effets, d'appels aux parents sans réponse.

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