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Adoptions forcées: "Connaître ses origines est un droit fondamental et essentiel pour pouvoir se construire"

Solayman Laqdim, Délégué général aux droits de l'enfant, revient sur la question de l'adoption internationale. Il plaide pour un meilleur soutien aux personnes en quête de réponses sur leurs origines.

Solayman Laqdim
Solayman Laqdim, Délégué général aux droits de l'enfant. ©D.R.

Des adoptés sud-coréens demandent l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire et des excuses officielles de l'État belge. Ces demandes vous paraissent-elles légitimes ?

Tout à fait. Il faut d'abord rappeler que le droit de connaître ses origines est consacré dans la Convention internationale relative aux droits de l'enfant des Nations unies. C'est un droit fondamental, essentiel pour pouvoir construire son identité et sa personnalité. Je rappelle aussi que, selon l'article 21 du texte, l'adoption, pour être légale, doit être fondée sur le consentement libre et éclairé des parents biologiques. Les victimes d'adoptions illégales devraient donc pouvoir bénéficier d'un accompagnement afin de se réparer. Les témoignages montrent des difficultés importantes, notamment sur le plan psychologique. Leurs trajectoires de vie sont cabossées. Vu l'ampleur du phénomène et la souffrance causée, la création d'une commission d'enquête parlementaire ne me paraît pas illégitime. Et, symboliquement, que l'État belge présente des excuses fait sens.

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