Condamné à 17 ans de prison, Grégory Lenoci a choisi son nouvel avocat
Condamné à 17 ans de prison pour tentative d'assassinat, Grégory Lenoci va faire appel de sa condamnation avec un nouveau conseil. Me Michel Degrève reprend sa défense, après le retrait de Me Etienne Gras. Un pénaliste déjà aguerri aux dossiers les plus sensibles.

- Publié le 27-08-2026 à 12h07
- Mis à jour le 27-08-2026 à 13h44

Selon les informations de nos confrères de la Dernière Heure, le procès de Grégory Lenoci, condamné à 17 ans de prison pour tentative d'assassinat par le tribunal correctionnel de Namur, va connaître un nouveau chapitre.
L'accusé a décidé d'interjeter appel et sa défense change de visage : après Me Etienne Gras, c'est désormais Me Michel Degrève qui doit reprendre le dossier.
Le pénaliste devra notamment défendre son client face à la décision rendue en première instance, dans laquelle le tribunal avait retenu la préméditation dans l'agression de Marc P. Une plainte contre l'Etat pour dysfonctionnement est même à l'étude.
Formé à l'école Courtoy
Le nom de Michel Degrève est particulièrement connu dans le monde du droit pénal belge. Le jeune avocat a notamment été formé auprès de Me Sébastien Courtoy, figure du barreau pénaliste bruxellois.
Il s'est retrouvé au premier plan lors du procès des attentats de Bruxelles, où il défendait Smail Farisi aux côtés de Me Courtoy. Après le décès de ce dernier, Michel Degrève a poursuivi avec Fabian Lauvaux de son client, qui a finalement été acquitté par la cour d'assises dans un dossier pourtant jugé très difficile.
Mais son parcours ne se limite pas à ce procès hors norme.

Plusieurs acquittements dans des dossiers très médiatisés
Michel Degrève avait déjà obtenu un acquittement dans le procès dit "Paris bis", consacré aux attentats du 13 novembre 2015.
En 2024, il a également obtenu l'acquittement de sa cliente dans l'affaire très médiatisée internationalement de Miss International Pérou, alors que quatre ans de prison ferme étaient requis contre elle.
Plus récemment, il a obtenu en appel l'acquittement de son client dans "La Bagarre de Stalingrad", annulant ainsi une condamnation à 38 mois de prison prononcée en première instance.
Un parcours qui explique le choix de la famille Lenoci, alors que s'ouvre désormais une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire.