Il a fallu plus de trois heures pour évacuer mille passagers d'un train bloqué à La Hulpe après un heurt de personne : "C'était hypercompliqué"
La SNCB a eu beaucoup de mal à trouver des bus privés de remplacement pour acheminer les voyageurs vers Ottignies.

- Publié le 21-08-2025 à 19h13
- Mis à jour le 22-08-2025 à 12h20

Une personne a été heurtée par un train, mercredi vers 17 h 50, à hauteur de La Hulpe. La victime est décédée. Cet incident mortel a provoqué l'interruption du trafic ferroviaire entre Bruxelles et Ottignies jusqu'à passé 23 heures. Plus de mille passagers à bord du convoi concerné sont restés bloqués plus de trois heures. Il a d'abord fallu que les équipes de secours (pompiers, ambulanciers, policiers) interviennent pour sécuriser les lieux et prendre la victime en charge. Il a fallu ensuite que le parquet descende sur place pour les besoins de l'enquête judiciaire.
Remuer ciel et terre pour trouver des chauffeurs
Mais cela n'explique pas le très long délai qui a été nécessaire pour évacuer les voyageurs du train immobilisé. Il a d'abord été envisagé de les transborder vers un autre train, qui aurait été amené sur une voie parallèle. "Le train était bondé. C'était hypercompliqué à réaliser, pour des questions de sécurité", indique Tom Guillaume, porte-parole la SNCB. La société de chemins de fer a alors opté pour la mise en place d'un service de bus alternatif, en s'adressant à des sociétés privées. "Là aussi, c'était très difficile. Les opérateurs privés ont dû remuer ciel et terre pour trouver des chauffeurs." Un d'eux a dû venir de Libramont…
Fin juillet, la Fédération belge des entreprises d'autobus et d'autocars indiquait que les entreprises belges de bus privés recherchaient 530 chauffeurs et que 60 % d'entre elles devaient trouver des bras pour prendre le volant. En période de vacances, les chauffeurs sont des perles rares…
Résultat : mercredi soir, cela a pris beaucoup de temps pour ramener le millier de voyageurs de La Hulpe à Ottignies. "C'était fort lent et très long", relate une navetteuse sur Facebook. "Si l'ensemble des services publics intervenants (trains, bus, justice, police de proximité, pompiers, santé…) disposaient de moyens, tout se serait déroulé plus vite."
Pour le reste, ajoute-t-elle, "tout s'est bien passé et un super merci à toutes les équipes sur place." Sur ce point, les témoignages convergent. "J'étais dans le train. Informations toutes les 5 à 10 minutes du chef de bord. Lui et son équipe étaient très professionnels, disponibles, proactifs et ont géré impeccablement l'humain également", renchérit une autre voyageuse. Un médecin et un infirmier sont passés dans les compartiments pour s'assurer que tous les usagers allaient bien.
Tom Guillaume confirme : "La communication a bien fonctionné. L'accompagnateur donnait des informations tous les quarts d'heure."
À l'inverse, pour les milliers de voyageurs dont le train a été supprimé mercredi soir en raison de l'interruption du trafic ferroviaire, l'information en gare était soit inexistante, soit complètement foireuse. Ils ont été renvoyés de Schuman à Bruxelles-Luxembourg (ou dans l'autre sens) en vue de prendre un bus (tout à fait hypothétique) vers Ottignies, avant d'apprendre que les trains avaient été déviés via Louvain.
