Icon payantArticle réservé aux abonnés

Marc Romainville défend le Pacte d'excellence: "Plus un tronc commun est long, plus le niveau général est élevé"

Professeur en pédagogie à l'université de Namur, et grand artisan du Pacte, Marc Romainville donne la réplique aux propos avancés par Wouter Duyck et Laurent Henquet, qui estiment que la situation en Wallonie va empirer à la suite de la réforme.

d'Otreppe Bosco
20150702 - BRUSSELS, BELGIUM: Marc Romainville, lector at University of Namur and Philippe Maystadt, president of ARES pictured during a press conference on the first phase of the 'Pacte pour un enseignement d'excellence' education plan, Thursday 02 July 2015 in Brussels. BELGA PHOTO JONAS ROOSENS
20150702 - BRUSSELS, BELGIUM: Marc Romainville, lector at University of Namur and Philippe Maystadt, president of ARES pictured during a press conference on the first phase of the 'Pacte pour un enseignement d'excellence' education plan, Thursday 02 July 2015 in Brussels. BELGA PHOTO JONAS ROOSENS ©BELGA

Professeur en pédagogie à l'université de Namur, et grand artisan du Pacte, Marc Romainville donne la réplique aux propos avancés par Wouter Duyck et Laurent Henquet.

Pour vous, le tronc commun risque-t-il de freiner le développement cognitif des élèves ?

Non. En termes d'égalité d'abord, il y a un consensus important de la littérature et des recherches internationales pour dire que plus la formation commune est longue, plus les inégalités sociales face à l'école sont faibles. Le Pacte devrait donc permettre de gagner en égalité sociale. La deuxième question est de savoir si ce gain en termes d'égalité ne va pas se réaliser au détriment du développement cognitif des enfants. C'est l'éternelle crainte d'une baisse du niveau. Sur ce point, il y a un peu plus de discussions, mais la tendance générale des résultats est plutôt de répondre par la négative : plus la formation commune est longue, plus le niveau général est élevé. On le voit entre autres quand on analyse les résultats Pisa ou les systèmes scolaires en Pologne ou en Irlande du Nord. Mais il est vrai que, souvent, ce sont les moins favorisés qui profitent le plus de cette avancée, et que le groupe des "plus forts" stagne ou progresse peu. Néanmoins, si l'on a, à terme, une école plus juste, globalement plus efficace, et surtout où les moins performants ont progressé, alors je signe des deux mains.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...