Catherine Gérard, 2e sur la liste Oxygène à Namur: "Je voudrais être un relais du terrain vers la politique"

- Publié le 20-09-2018 à 14h46
- Mis à jour le 20-09-2018 à 17h06

Portrait de candidat Catherine Gérard 2e sur la liste Oxygène à Namur.
Le terrain. C'est sans doute le terme qu'il faudrait choisir pour résumer Catherine Gérard et son engagement, tout frais, tout chaud, en politique. "Je voudrais être un relais du terrain vers le politique", lance-t-elle.Originaire de Malonne, Catherine Gérard vit aujourd'hui au centre de Namur, à deux pas de son job d'assistante sociale au sein d'une mutualité. Entre ses deux filles de 7 et 12 ans et ses séances de turbo kick power ("un sport très cardio qui consiste à faire des mouvements de boxe sur une musique rythmée"), elle a trouvé le temps de se lancer en politique. Depuis longtemps, "en tant que citoyenne", elle s'intéresse à la chose publique, avec un intérêt marqué pour l'accès à la santé pour tous et le maintien à domicile des personnes en perte d'autonomie. Mais aujourd'hui, à 40 ans, elle a répondu positivement à la proposition que lui a faite la section namuroise d'Oxygène, ce nouveau parti qui présente, pour la première fois, des listes dans certaines communes. "Cédric Barbiaux (la tête de liste, NdlR) a éveillé ma curiosité. Je me suis dit : 'waouw, une initiative citoyenne qui ose se lancer !' J'entends tellement de personnes blasées par la politique, alors que nous avons la chance de pouvoir voter et que des gens se sont battus pour le droit de vote."
Pas de guerre entre partis
Au printemps, elle a assisté à sa première réunion de parti. "J'ai été séduite par les valeurs et les convictions de ces gens." Objectif d'Oxygène : promouvoir le bien-être. Avec un fort accent placé sur une gouvernance irréprochable, un vivre ensemble harmonieux et la transmission d'une terre viable aux générations futures.
Des valeurs qu'on ne retrouve pas dans les autres partis ? "Si, admet Catherine Gérard. Mais il en faut encore plus." Elle ne voit d'ailleurs pas la politique comme une compétition. "Il faut travailler main dans la main avec les autres partis. C'est comme cela qu'on changera les choses." Notamment la façon de faire de la politique : "Chez nous, il n'y a pas d'attrape-voix. Nous sommes des gens qui vivent la réalité du travail, du chômage, de la précarité… Nous voulons aussi davantage d'éthique en politique : limiter les mandats, les conflits d'intérêts…"
Dans l'ombre
Malgré cette volonté de rupture avec le système, la liste Oxygène de Namur repose sur une quinzaine de candidats venus de Défi. Incohérent ? "Non, justement, ils ont quitté Défi car ils en étaient déçus."
Installée à une belle deuxième place ("mais je n'ai rien demandé, c'est le fruit d'une discussion collective"), Catherine Gérard affirme ne pas avoir d'objectif électoral. "Moi, je suis une travailleuse de l'ombre. Chez Oxygène, on n'a pas attendu les élections pour proposer des solutions. Par exemple, j'ai travaillé sur un projet concernant le harcèlement scolaire. On a rencontré des écoles, on a récolté des témoignages, on a eu une réunion à la Ville, on a vu des comités de parents…"
Ce sujet du harcèlement, insiste la candidate, n'est pas tombé du ciel. "C'est ressorti de discussions que nous avons eues sur le terrain. De manière générale, Oxygène veut prendre les idées des citoyens, qu'elles soient de gauche ou de droite, tant qu'elles sont bonnes. Je veux avoir une fonction relais, être la porte-parole de ceux qui n'osent pas toujours s'exprimer. Car tout le monde a des choses intéressantes à dire."