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Le Vlaams Belang, né sur les cendres du Vlaams Blok, en est-il la copie conforme?

Jean-Claude Matgen
Le Vlaams Belang, copie du Vlaams Blok de sinistre mémoire
©Johanna de Tessieres

Le Vlaams Belang est né le 14 novembre 2004, sur les cendres du Vlaams Blok, dont il est la copie (presque) conforme. Le Blok avait été condamné, le 21 avril, par la cour d'appel de Gand pour racisme et xénophobie.

Le parti risquait de perdre sa dotation publique et décida de changer de nom… tout en gardant son identité. "Mêmes initiales, mêmes couleurs", écrivit Christian Laporte, dans un article de La Libre consacré à l'historique du parti.

Retour en arrière. En 1949, des ex-collaborateurs blanchis par la justice se présentent aux élections législatives sous la bannière de la Vlaamse Concentratie. Le parti n'a aucun élu, mais il fait le lit de la Volksunie, lancée en 1954. En 1977, les leaders de la Volksunie, Hugo Schiltz en tête, négocient avec le SP, le CVP, le PSC et le FDF, le Pacte d'Egmont qui fait de la Belgique un régime fédéral protégeant les droits des Flamands et des francophones. Ce Pacte, l'aile radicale de la Volksunie ne le digère pas car il accorde, selon elle, trop de concessions aux francophones. Elle se rassemble autour de Karel Dillen, flamingant d'extrême droite, et quitte la Volksunie. Karel Dillen fonde le VNP, le Vlaams Nationale Partij, alors qu'un autre ex-leader de la VU, le Bruxellois Lode Claes, crée le Vlaamse Volkspartij.

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