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Frank Vandenbroucke, la revanche d'un ascète (Portrait)

À 65 ans, l'homme aurait pu refuser la mission que lui a proposée le jeune président de parti Conner Rousseau, 27 ans à peine. Mais il n'a sans doute pas beaucoup hésité avant de dire oui.

Frank Vandenbroucke, la revanche d'un ascète (Portrait)
©belga

Dans le nouveau gouvernement fédéral, il n'y a jamais eu autant de femmes. Ni autant de nouveaux visages. Et pourtant, la vraie surprise du casting ministériel, c'est un vieux de la vieille, 65 ans depuis mercredi, qui traîne derrière lui une longue carrière politique. Car personne ne s'attendait à voir Frank Vandenbroucke débarquer au milieu de cette bande de jeunots, au poste de ministre de la Santé ultra-exposé en ces temps de pandémie.

On pensait l'homme perdu pour la politique. On croyait qu'il avait définitivement tourné la page après que la présidente du SP.A, Caroline Gennez à l'époque, avait refusé de prolonger son bail au gouvernement flamand. C'était en juin 2009. Pour le poste de ministre flamand de l'Enseignement qu'il occupait depuis 2004 (et qu'il cumulait avec celui de l'Emploi), elle lui avait préféré Pascal Smet. Son ego - "qu'il a gros", glisse un ancien de la concertation sociale - en avait pris un terrible coup.

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