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Comment éviter de nouvelles inondations en Belgique ? "Il faut sortir de l'idée qu'il faut dompter la nature"

Céline Tellier (Écolo) est ministre de l'Environnement en Région wallonne. Elle revient de Slovénie, où une réunion des ministres de l'Environnement européens a, entre autres, abordé l'adaptation au changement climatique. Les inondations au centre de l'Europe étaient, bien sûr, sur toutes les lèvres.

Comment éviter de nouvelles inondations en Belgique ? "Il faut sortir de l'idée qu'il faut dompter la nature"
©GUILLAUME JC

Les Pays-Bas ont été fort impactés par les inondations, mais ont pu éviter les morts. Les responsables expliquent qu'ils "laissent plus d'espace aux rivières". Un exemple à suivre ?

Tout à fait. Il faut sortir de l'idée qu'il faut dompter la nature. Même dans nos façons de nous adapter au changement climatique, il faudra tenir compte de cela. Il faut laisser la possibilité à l'eau de pouvoir prendre sa place, mais dans des zones évidemment dédiées et éviter que cela touche des zones urbanisées. C'est toute la réflexion qu'on a déjà lancée dans le cadre du plan de relance, autour de la reméandration des cours d'eau ou de la création de zones d'immersion temporaire. Celles-ci permettent à la rivière, en amont des zones urbanisées, de sortir de son lit. Et on voit que cela fonctionne sur le terrain. Par exemple, il y a une très grande zone d'immersion temporaire à Leuven, qui a fonctionné. La ville n'a pas été touchée par les inondations alors qu'à quelques kilomètres de là, Wavre a été touchée de façon très importante. On a des solutions qui existent. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus d'inondations mais on va essayer de se doter des moyens suffisants pourmettre toutes les chances de notre côté afin de réussir à réduire les risques. Et faire en sorte qu'en cas d'inondations, on n'ait pas de morts, ou le moins possible, et le moins possible de dégâts. C'est aussi l'une des leçons qu'il faut tirer : en matière climatique, le coût de l'inaction - le coût humain, psychologique, financier est catastrophique aujourd'hui ! - est bien plus important que le coût de l'action. Qui est en fait un investissement en faveur d'une résilience plus importante et de notre capacité à éviter ce genre de crises à l'avenir.

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