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La Wallonie abandonne son idée de mettre fin au nourrissage des sangliers. À quelques encablures des élections…

Le ministre Borsus fait marche arrière. Officiellement, il entend évaluer d'autres mesures de réduction des populations de sangliers avant d'aller plus loin.

Le projet de décret visant à interdire de manière progressive le nourrissage des sangliers en Wallonie a du plomb dans l'aile.
Le projet de décret visant à interdire de manière progressive le nourrissage des sangliers en Wallonie a du plomb dans l'aile. ©Jean Luc Flemal

En juillet 2023, La Libre annonçait l'intention du ministre Willy Borsus (MR) qui a la chasse dans ses attributions, de mettre fin, de manière progressive, au nourrissage des sangliers. Quelques mois plus tard, à quelques encablures des élections, cette intention se heurte-t-elle à la réalité électorale prochaine ? La question mérite en tout cas d'être posée, puisque le ministre libéral a décidé de laisser tomber son projet d'arrêté.

"Du gibier nourri comme du bétail !"

Le nourrissage est présenté comme une bonne solution permettant d'attirer les sangliers dans un espace donné afin de les chasser plus facilement. In fine, cela permet de réduire la population beaucoup trop importante dans les forêts wallonnes. Deuxième raison : limiter les dégâts occasionnés par les sangliers dans les cultures. Mais la pratique a tendance à dévier et par endroits, le nourrissage permet d'attirer d'importantes populations de sangliers qui enrichiront un tableau de chasse. Le collectif Stop aux dérives de la chasse qui regroupe de très nombreuses associations dénonce d'ailleurs ce nourrissage alimenté par les "chasseurs, principalement à l'origine des surpopulations de ce gibier nourri comme du bétail !".

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