Icon payantArticle réservé aux abonnés

Près de 20 millions d'euros en 2 ans : à Bruxelles, le coûteux fléau des bonbonnes de gaz hilarant

Bruxelles Propreté est forcé de trier quotidiennement 250 tonnes de déchets pour éviter, parfois sans succès d'ailleurs, les explosions dans ses incinérateurs, à cause de la présence de ces bonbonnes inhalées à des fins récréatives. Cela représente un coût colossal.

Minister of Justice Paul Van Tigchelt, Interior Minister Annelies Verlinden and Lies Verreet pictured during a Press moment explaining a legal measure to combat the possession, transport and sale of nitrous oxide (lachgas - protoxyde d'azote), in Sint-Katelijne-Waver, Friday 15 December 2023. The government has decided to include nitrous oxide in the drug law. Improper use will be prosecuted like cannabis. BELGA PHOTO JASPER JACOBS
Le gouvernement a décidé d'inclure le protoxyde d'azote dans la loi sur les drogues. L'usage abusif sera poursuivi comme le cannabis.

Les ballons de plastique qui s'élèvent dans le ciel de Bruxelles, et qu'aperçoivent parfois les fonctionnaires nichés dans les tours qui enserrent la gare du Nord, ont des airs presque poétiques.

L'explication est moins romantique. Il s'agit de ballons de protoxyde d'azote – dit gaz hilarant – consommé de manière récréative en tant que psychotrope, pour son effet euphorisant. Cette consommation a des conséquences néfastes pour l'espace public, en raison de la malpropreté qui en découle et de possibles comportements imprévisibles adopté par ceux qui y ont recours. Elle entraîne aussi de dommages collatéraux aux coûts colossaux pour les pouvoirs publics, et en particulier les services de Bruxelles Propreté (ABP).

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...