Face à la grogne des agriculteurs, Céline Tellier reconnaît une mesure déloyale: "La Belgique doit dire non"

Comme chaque matin, Maxime Binet reçoit dans le "Café sans filtre" un invité afin d'évoquer les sujets chauds de l'actualité.

Sur LN24 et LN Radio, Céline Tellier était l'invitée du "Café sans filtre" ce lundi 29 janvier. La ministre wallonne de l'environnement devait faire face ce matin à la colère des agriculteurs un peu partout dans le pays.

La ministre veut avant tout apaiser les tensions. "Je pense qu'il faut continuer à préserver le dialogue avec les agriculteurs que je vais rencontrer demain/mardi dans mon cabinet. Tout d'abord il sera important de les écouter."

Céline Tellier est ensuite revenue sur le green deal européen, série d'objectifs à atteindre afin de poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique. "Ce deal est essentiel pour notre avenir mais il ne doit pas se faire sans les agriculteurs. Ils sont les premières victimes du réchauffement climatiques et l'on doit travailler avec eux pour préparer le futur."

Pour ce qui est des négociations entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, qui arrivent à leur terme, s'agit-il là d'une concurrence déloyale pour nos agriculteurs ? "Totalement, démarre la ministre Tellier, nous avons d'ailleurs été les premiers à dénoncer ces accords de libre-échange avec le Mercosur. Le problème c'est la mise en concurrence avec des giga-fermes qui sont des modèles absolument ni durables ni bons pour la santé publique. Ce n'est pas le modèle que je soutiens. La Belgique ne doit pas soutenir ce modèle du Mercosur."

Pour conclure, la ministre est revenue sur la problématique des broyeurs à métaux. "Le problème, ce n'est pas ce qui sort des cheminées mais l'ensemble des poussières qui peuvent être proches d'un broyeur à métal. Il est important de réduire cette poussière mais le problème, c'est que l'on n'a pas actuellement les moyens de quantifier ces poussières. Pour analyser les effets possibles sur les riverains, nous avons mis en place un biomonitoring. Il s'agit donc d'effectuer des analyses de sang et d'urine pour vérifier tous les impacts sur la santé des riverains."

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