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Le budget belge face aux contradictions européennes

Les nouvelles règles de gouvernance budgétaire européennes mettent la Belgique dans une drôle de position. Le casse-tête budgétaire auquel les négociateurs de l'Arizona sont soumis s'explique en grande partie par ces nouvelles règles, centrées sur les baisses des dépenses.

Antwerpen mayor Bart De Wever pictured during the presentation of the political agreement to form a new coalition to govern the city of Antwerp, Saturday 14 December 2024. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Dans le tableau budgétaire proposé actuellement par Bart De Wever, il y a un assainissement de 20 milliards (16 milliards de baisses de dépenses et un buffer de 3,5 milliards) et 3 milliards d'euros de politiques nouvelles.

Nous sommes le 2 décembre. Dans une salle de réunion de la Commission européenne à Bruxelles, des experts du formateur Bart De Wever (N-VA), de la secrétaire d'Etat au Budget en affaires courantes Alexia Bertrand (Open VLD) et de la Commission elle-même discutent. Objectif: savoir quel devrait être le montant de l'effort budgétaire à réaliser par la Belgique d'ici la fin de la législature.

Après tout, il y avait des calculs différents sur le montant de l'effort à fournir qui circulaient ici et là. Pour cause, on parle "budget" depuis des mois en Belgique, en délicatesse avec sa situation financière, et différents chiffes de l'effort budgétaire circulent depuis le début de l'année. Entre 22 et 30 milliards d'efforts sur la législature, c'est une certitude.

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