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"Des erreurs d'appréciation ont été commises au CPAS d'Anderlecht, mais il n'y a pas eu la volonté de ne rien contrôler"

Le bourgmestre d'Anderlecht, Fabrice Cumps (PS), admet que des aides sociales ont été octroyées sans la vigilance nécessaire. Mais il justifie cela par un manque de moyens humains et budgétaires, pas par du clientélisme.

Bourgmestres d Anderlecht Fabrice Cumps
Fabrice Cumps, bourgmestre d'Anderlecht, dans son bureau de l'hôtel de ville. ©Bernard Demoulin

Une enquête de l'émission Pano de la VRT a montré, en novembre, que le CPAS d'Anderlecht accordait des aides sociales sans réel contrôle. Comment est-ce possible ?

Pour les deux dossiers pointés dans l'émission (deux journalistes ont obtenu une aide sur la base d'un dossier monté de toutes pièces, NdlR), les personnes étaient techniquement des sans-abri et relevaient de la compétence du CPAS d'Anderlecht, même s'ils étaient domiciliés à Ranst et Alost. Cela paraît étonnant, mais la loi est ainsi faite. Ensuite, je réfute la thèse selon laquelle il n'y aurait pas eu de contrôle et que les agents auraient pris ses dossiers par-dessus la jambe. Ils ont eu des échanges avec les demandeurs. Est-ce qu'ils ont été trop naïfs ? Probablement. Mais il n'y a pas eu la volonté de ne rien contrôler. Qu'il y ait eu des erreurs d'appréciation, certainement. La preuve, c'est que les deux dossiers étaient faux. Mais dire qu'il n'y a aucun contrôle au CPAS et que les dossiers passent crème, ce n'est pas vrai.

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