"Je me sens plus sociale que certains partis de gauche": Alexia Bertrand tape du poing sur la table
Alexia Bertrand était l'invitée du Café sans filtre dans la matinale de LN24 et LN Radio.
- Publié le 14-02-2025 à 10h21
Comme tous les jours de la semaine, Maxime Binet recevait un(e) invité(e) pour évoquer l'actualité politique dans le Café sans filtre, diffusé lors de la matinale de LN24 et LN Radio. Ce vendredi matin, Alexia Bertrand était son invitée.
La cheffe de groupe de l'Open VLD a évoqué la situation de son parti dans l'opposition. Face à un gouvernement plus à droite que la Vivaldi, elle veut que son parti joue la carte d'une opposition constructive : "Nous l'avons démontré ces derniers jours. Nous voulons être cette autre opposition. On ne veut pas crier à tout craindre sur toutes les réformes. Certaines vont dans la bonne direction et certaines mesures sont une copie de notre programme. Nous sommes convaincus que le pays doit être réformé. Nous voulons être cette opposition qui soit juste, sérieuse, forte et factuelle. Nous allons, du haut de 25 ans de responsabilités, détecter les forces et les faiblesses de cet accord de gouvernement".
Alexia Bertrand est également revenue sur la manifestation de ce jeudi 13 février. Elle ne partage pas les idées du combat syndical. "On va droit dans le mur si on ne réforme pas le pays. Je me sens plus sociale que certains partis de gauche parce que le but est de pérenniser la sécurité sociale pour faire en sorte que nos enfants et petits-enfants puissent encore en bénéficier", confie-t-elle. "À l'heure actuelle, le régime des pensions n'est pas soutenable. Il évolue trop rapidement. Nous avons élevé l'âge légal de départ à la pension. Ce que nous devons faire aujourd'hui, c'est élever l'âge effectif de départ à la pension", poursuit-elle.
"Il n'y a pas d'accord sur la mesure phare du gouvernement Arizona"
La cheffe de groupe de l'Open VLD a également évoqué la taxe sur les plus-values, sujet bouillonnant au sein de la coalition Arizona avec l'affaire du pseudo-accord secret qui existerait. "Je constate qu'il n'y a pas d'accord sur ce qui est la mesure phare de ce gouvernement. L'Open VLD s'est battue contre cette mesure pendant 25 ans. Nous avons un des pays les plus taxés au monde sur le travail et sur le capital. Ici, la question est de savoir quelles vont être les modalités de cette taxation. C'est vrai, tous nos pays voisins ont une taxe sur la plus-value mais leur taxation de base n'est pas aussi élevée que la nôtre. Chez nous, cela va toucher non pas les épaules les plus larges mais plutôt les plus petits épargnants. La question est de savoir si ces gens-là vont être immunisés d'une façon ou d'une autre".
Ensuite, Alexia Bertrand a évoqué un autre dossier chaud. Celui des négociations du gouvernement bruxellois. Elle explique que ce ne sont pas les libéraux flamands qui bloquent les négociations. "Ce n'est clairement pas le cas. C'est Frédéric De Gucht qui négocie pour l'Open VLD à Bruxelles. C'est lui qui était à l'origine de la percée en vue de trouver un accord côté néerlandophone. Il a affirmé que l'Open VLD ne demandait pas de poste de ministre et se contenterait d'avoir un commissaire".

