Forem : le demandeur d'emploi qui manquera à ses devoirs sera sanctionné "jusqu'à la suppression des allocations"

Ce lundi 17 mars 2025, Maxime Binet recevait le ministre wallon de l'Économie et de l'Emploi Pierre-Yves Jeholet dans son émission "Café sans filtre" sur LN24. Ensemble, ils sont notamment revenus sur la réforme du Forem.

La Rédaction de l'Avenir

La réforme du Forem va-t-elle casser la dynamique de l'emploi en Wallonie ? "Il y a trop de personnes inactives qu'on doit remettre à l'emploi. On a un paradoxe : on a quand même 233 000 chercheurs d'emploi et voire autant de métiers en pénurie de main-d'œuvre, autant de PME qui n'arrivent pas à engager", explique à ce propos le ministre.

L'objectif de cette réforme est simple : "Remettre davantage de personnes à l'emploi. On donne la mission au Forem d'avoir un accompagnement beaucoup plus serré, beaucoup plus rapide des chercheurs d'emploi. Il fallait en moyenne 4 mois à la personne qui s'inscrivait au Forem pour avoir un premier contact. Maintenant, il y en aura un au plus tard 15 jours après l'inscription."

Le demandeur d'emploi en manquement face à ses devoirs sera sanctionné

Pour le ministre, il faut responsabiliser le chercheur d'emploi. "Il a des droits mais il a aussi des devoirs. Ses devoirs, c'est d'être proactif, d'être réactif et de chercher de l'emploi. Si vous avez l'impunité, ça ne fonctionnera pas. Il y aura donc des sanctions. Ce n'est pas normal qu'un demandeur d'emploi ne réponde pas aux convocations. Il y aura une remarque dès la première absence injustifiée. Après ça, le dossier passera directement au service de contrôle du Forem."

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Si la personne ne suit pas le plan qui lui a été préparé, ça pourrait aller jusqu'à la suppression des allocations

Le chercheur d'emploi pourrait-il alors perdre ses allocations ? "Si la personne ne prend pas les initiatives, si elle ne suit pas le plan qui lui a été préparé par les accompagnateurs du Forem, oui, ça pourrait aller jusqu'à la suppression des allocations", assure Jeholet, pour qui la limitation dans le temps des allocations de chômage est un mal nécessaire.

Il y a aussi la question de l'intelligence artificielle. Pierre-Yves Jeholet espère qu'elle aidera la Wallonie à atteindre les 80 % d'emploi d'ici 2030. "Tout ça va révolutionner le travail des administrations. L'important, c'est le 'matching' entre les chercheurs d'emploi et leurs compétences d'un côté, et le besoin des entreprises qui recherchent du personnel avec un certain profil de l'autre côté. En intégrant l'intelligence artificielle, on cherche à ce que ce 'matching' soit naturel et permette aux demandeurs d'emploi de retrouver le marché du travail beaucoup plus rapidement."

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