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"Si c'est nécessaire, nous rétablirons des contrôles aux frontières du pays"

La ministre de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA) ne déroge pas d'un iota à la volonté du gouvernement d'appliquer la politique migratoire la plus stricte que la Belgique ait connue. Elle revient sur les dossiers les plus sensibles, assurant vouloir aller le plus loin possible en la matière.

Anneleen Van Bossuyt ministre de l'Asile et de la Migration, et de l'Intégration sociale chargée de la Politique des Grandes villes
Anneleen Van Bossuyt, ministre de l'Asile et de la Migration, dans le parc Royal de Bruxelles aux ambiances de Woodstock. ©Bernard Demoulin

Ce n'est pas toujours facile le grand air à Bruxelles. Le soleil, cette semaine, avait pourtant les meilleurs arguments : "Réalisons l'entretien dans le Parc royal", propose Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Dehors, le ciel est effectivement lumineux, mais les bancs sont pris d'assaut, la poussière vole dans les pas des joggeurs, la musique d'une guinguette étouffe le chant des oiseaux et il ne faut pas quelques minutes pour qu'une personne s'asseye par hasard à côté de la ministre de la Migration, roule et fume un énorme joint qui encensera l'entretien d'une odeur de cannabis. Pas de quoi déconcentrer l'élue gantoise qui sourit en levant les yeux au ciel. Fidèle lieutenant de son parti, elle reste dans les clous de l'accord gouvernemental qu'elle connaît par cœur, et assume sans ciller la nécessité d'appliquer "la politique migratoire la plus stricte que la Belgique ait connue".

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