Olivier Maingain tacle Georges-Louis Bouchez : "On m'a dit qu'on l'avait vu dans une crèche d'entreprise au Qatar avec des frères musulmans"

Comme chaque matin dans le "Café sans filtre", Maxime Binet reçoit un invité afin de débattre de l'actualité belge ou internationale.

Ce mardi 2 décembre 2025, Maxime Binet recevait Olivier Maingain, porte-parole du parti Lib. res et bourgmestre de la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Lambert.

Au menu de cet entretien avec Olivier Maingain : la crèche de la Grand-Place et Bruxelles sans gouvernement depuis 542 jours.

Pour démarrer l'interview, le sujet de la crèche "polémique" de la Grand-Place a été abordé et Olivier Maingain n'a pas hésité à donner son avis. "Il y a des sujets bien plus préoccupants que cette crèche… comme la fermeture de véritables crèches à Bruxelles. Personnellement, je n'en suis pas très enthousiaste en termes de représentation, mais là n'est pas vraiment le débat, démarre le bourgmestre bruxellois, avant de tacler l'un des politiques qui a mis de l'huile sur le feu. "Monsieur Bouchez qui a l'habitude de susciter une polémique lorsqu'il est mis en cause. L'homme le plus invisible du Parlement c'était lui. On m'a dit qu'on l'avait vu dans une crèche d'entreprises au Qatar avec des frères musulmans. Petite allusion à ses relations au Qatar. Monsieur Bouchez a bien entendu voulu susciter une polémique. Il faut maintenant revenir à la raison. Je propose qu'à l'avenir cette crèche soit placée devant la cathédrale Saint-Michel qu'elle soit choisie par l'autorité religieuse. On ferait mieux de laisser le choix de la crèche à l'Église catholique et pas aux politiques".

La nouvelle crèche à Bruxelles continue de faire polémique : "Plus que le geste, ce sont les arguments qui sont choquants"

Bruxelles sans gouvernement depuis 542 jours

Ensuite, le débat s'est tourné vers un sujet bien plus important, notamment pour les Bruxellois : l'absence de gouvernement depuis 542 jours. "C'est une vraie honte, précise directement l'ancien député DéFi, cela démontre que la nouvelle génération politique n'a plus le sens de la fierté de la Région. C'est pour cela que j'ai créé mon parti, on voit ces petits calculs partisans et médiocres : comment se placer, comment avoir des mandats…"

"Une tutelle fédérale sur Bruxelles? Ceux qui développent ce scénario feraient mieux d'aller s'inscrire au ping-pong"

Mais le plus urgent pour Olivier Maingain, c'est la constitution immédiate d'un budget via le Parlement : "C'est la priorité absolue. Faisons ce débat parlementaire et que chacun vienne avec ses propositions en toute transparence pour assainir les finances de Bruxelles. Depuis 541 jours, on ne sait pas les sujets qui font désaccord, c'est mystère et boule de gomme. C'est inacceptable en démocratie parlementaire".

Quant à une participation, voire un soutien de Lib. res à un futur gouvernement bruxellois, Maingain se dit surtout en attente de changements profonds. "Il faut une réforme profonde. On n'est pas dans les petits arrangements. On a besoin d'un choc majeur de gestion de la gouvernance à Bruxelles. Il faudrait supprimer les cabinets ministériels".

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