Maxime Prévot : "La Turquie est incontestablement membre de la famille européenne"
Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot s'est montré favorable à un rapprochement renforcé entre l'Union européenne et la Turquie à l'issue d'une mission économique belge à Istanbul et Ankara.

- Publié le 14-05-2026 à 09h47
- Mis à jour le 14-05-2026 à 09h50

Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), s'est montré particulièrement enthousiaste à l'aube de la clôture de la mission économique belge en Turquie. Il défend notamment la modernisation de l'union douanière entre l'Union européenne et Istanbul. "La Turquie, ce n'est certes pas l'UE, mais c'est incontestablement un membre de la famille européenne", a-t-il encore souligné.
Près de 400 personnes venues d'entreprises, du monde académique et de la diplomatie ont participé depuis dimanche à une mission de cinq jours à Istanbul et Ankara. La première partie, aux abords du Bosphore, a été menée par la reine Mathilde.
Selon Maxime Prévot, les Turcs ont été "extrêmement impressionnés". "De l'aveu des autorités turques, il s'agit de la plus grande mission économique qu'elles n'aient jamais accueillies", a-t-il noté.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné les liens que devraient entretenir les Européens avec leur voisin turc, sur les plans économique, sécuritaire et énergétique notamment. "Ce serait paradoxal de ne pas intensifier la recherche de coopération avec nos voisins directs les plus proches" au risque d'une dépendance avec des pays d'autres continents, a-t-il pointé.
Dans ce cadre, il plaide notamment pour une modernisation de l'union douanière entre l'Union européenne et la Turquie, datant de 1996, malgré les réticences de la Grèce et Chypre, soulignant la nécessité de "prendre une vue plus large sur (...) l'enjeu stratégique pour les deux parties". Il dit ainsi défendre une approche "Made with Europe", pour y inclure "nos partenaires stratégiques".
Maxime Prévot, qui a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan ainsi que de nombreux ministres du gouvernement, joue la carte du pragmatisme, notamment face aux questions autour de l'État de droit. "On sait qu'il existe encore des différences sensibles sur le sujet, que j'ai abordé avec mes interlocuteurs, mais non pas pour donner de leçon", a-t-il expliqué.
