Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Il y a quelque chose de viscéral qui s'exprime dans les violences homophobes"

Patrick Charlier, directeur d'Unia, livre son analyse des dossiers ouverts en 2020.

Bruxelles - Rue Royale: Patrick Charlier, directeur adjoint du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme
© JC Guillaume

Des insultes adressées à deux femmes qui se tiennent la main. Un crachat en direction d'un couple de jeunes gens qui s'embrassent sur un banc public. Une petite fille née garçon victime de moqueries à l'école. Un club de loisirs qui refuse l'adhésion de deux homosexuels âgés parce que leur présence pourrait choquer d'autres membres. Mais aussi des menaces, des coups, des crimes. En Belgique, l'homophobie a déjà entraîné la mort (Ihsane Jarfi et Jacques Kotnik, en 2012). Le 6 mars dernier, le corps sans vie d'un quadragénaire ouvertement homosexuel était retrouvé dans un parc à Beveren. L'homme, piégé par le biais d'un site de rencontres, a été battu à mort. L'enquête devra établir s'il a été victime d'un crime de haine en raison de son orientation sexuelle ou si c'est la conséquence d'un vol qui a mal tourné.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...