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La N-VA incontournable à Bruxelles en 2024 ? "Le risque, c'est qu'ils prennent la formation du gouvernement bruxellois en otage"

Cieltje Van Achter et les cadres de la N-VA bruxelloise semblent déterminés à monter au pouvoir. Mais auront-ils les mains libres pour le faire en 2024 ? Charles Picqué (PS), ancien ministre-président bruxellois, en doute.

Bruxelles - Au Roy d'Espagne: Conference de presse des deputes Bruxellois de la NV-A autour du bilan de gouvernement Vervoort III - (Mathias Vanden Borre - Gilles Verstraeten et Cieltje Van Achter)
©JC Guillaume

Le fédéralisme belge est un concept bien étrange. Le premier parti du pays, la N-VA, ne fait figure dans la capitale que de formation politique de seconde zone, avec à peine 3 sièges sur 17 dans le rôle néerlandophone.

Cela n'a pas empêché les nationalistes flamands de se montrer ambitieux, à l'occasion de la présentation de leurs têtes de listes bruxelloise, ce dimanche au Roy d'Espagne sur la grand-place de Bruxelles.

"Nous avons quoi faire"

Les priorités sont diverses, mais l'une d'entre elles est martelée avec insistance : le retour à la rigueur budgétaire. "Que fait le gouvernement bruxellois ? Il dit aux Bruxellois : c'est la prochaine majorité qui va agir. Les socialistes sont au pouvoir depuis 35 ans. Quant à l'Open VLD, ils sont aux manettes depuis 1999. Mais qui croit encore ces gens ?, lance aux militants Cieltje Van Achter, tête de liste à la Région. L'enjeu, c'est la prospérité des Bruxellois. Nous devons les convaincre d'adopter une politique différente. Nous devons vraiment changer de cap et travailler ensemble pour une Bruxelles en pleine forme (NdlR : le nouveau slogan bruxellois de la N-VA), plus vivable et plus prospère. Nous savons quoi faire."

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