Accidents de ski en cascade, trois Belges morts en deux semaines : trop peu de neige présente pour amortir les chutes sur les pistes
Faible enneigement et fréquentions en baisse sur les pistes: succession d'accidents mortels mais le nombre d'accidents sans gravité baisse. Mais pas toujours autant qu'on pourrait le croire…
- Publié le 09-02-2024 à 13h49

En quinze jours, trois Belges ont perdu la vie aux sports d'hiver. Un skieur est décédé mardi dans le snowpark de Tignes. Une semaine plus tôt, un autre se tuait sur une piste bleue aux Sybelles. Le 22 janvier, c'est une dame qui perdait la vie sur une motoneige au Québec.
De façon générale, depuis plusieurs semaines, de nombreux accidents sont en effet déplorés sur les pistes. Mais plus ou moins que les autres années ?
Le faible enneigement des pistes touche des pays comme la France ou l'Autriche, par exemple. Et il semble corrélé à une baisse des accidents sur les pistes. Mais peut-être pas autant que la baisse du nombre de pratiquants pourrait le suggérer.
Les accidents graves et mortels sont en forte hausse en Autriche (deux fois plus de morts), en forte baisse en France, selon BFMTV.
Une surmortalité qui s'explique en partie par le manque de neige en bord de piste qui amortit habituellement les chutes
Cette surmortalité s'explique en partie par le manque de neige en bord de piste qui amortit habituellement les chutes mais qui n'est pas présente lorsque des canons à neige ne fonctionnent que pour enneiger la piste en elle-même. Autre raison : les températures sont trop élevées pour que de nouvelles précipitations neigeuses soient enregistrées. C'est donc de la pluie qui tombe du ciel, ce qui crée du verglas au contact du sol et favorise les accidents. Ces températures restent toutefois suffisamment fraîches pour la neige ne fonde pas ou du moins pas à vive allure et pas partout. Cela permet de maintenir ouvertes un certain nombre de pistes plus dangereuses (rouges et noires), même avec une neige de qualité réduite par rapport à de la neige tombée récemment. En Autriche, le nombre d'accidents sans gravité est, au contraire, bien à la baisse.
En France les accidents sont moins graves et moins nombreux. Le directeur de l'Office de tourisme de Valmorel, interrogé par BFMTV, justifie cela par le fait que les 40 % des pistes ouvertes sur le domaine ne permettent pas aux skieurs d'avoir assez de place pour développer des comportements accidentogènes sur les pistes. "Ça bouchonne un peu."
Les pistes ouvertes sont presque exclusivement les pistes vertes et bleues, les moins dangereuses
Autre élément : les pistes ouvertes sont presque exclusivement (selon les stations) les pistes vertes et bleues, soit les moins dangereuses. "Si tout le domaine était ouvert avec une neige un peu béton, je pense qu'on aurait plus d'accidents graves."