Premier accord en Wallonie sur les simplifications administratives pour les agriculteurs : "C'est un bon début"
Un accord a été trouvé en Wallonie pour un paquet de 19 mesures de simplification administrative pour les agriculteurs. L'agriculture de dates, notamment, va disparaître, au profit d'un fonctionnement par périodes.
- Publié le 21-02-2024 à 20h13
- Mis à jour le 22-02-2024 à 11h56

Les représentants des syndicats agricoles et les autorités wallonnes se sont rassemblés à Namur mardi soir pour évoquer les possibilités de simplification administrative au sud du pays. Une vingtaine de propositions étaient sur la table. Dix-neuf ont finalement été retenues.
Parmi elles figure une modification des obligations de cultiver à certains moments plutôt qu'à d'autres. D'un fonctionnement par date, on passera à une agriculture par période, permettant de modifier les délais d'année en année en fonction des aléas de la météo.
Le délai d'introduction des dossiers passera de 45 à 60 jours et le délai de traitement sera réduit de moitié. La notion de "droit à l'erreur" administrative, l'une des demandes fortes des syndicats agricoles, sera par ailleurs élargie.
Chaque nouvelle mesure fera l'objet d'une évaluation pour en mesurer la charge administrative.
Une seule mesure non retenue
Le ministre wallon de l'Agriculture Willy Borsus (MR) s'est engagé à déposer dès la semaine prochaine au gouvernement wallon un projet visant à modifier la règle européenne sur les jachères.
D'autres mesures portent sur le stockage des effluents d'élevage (mélange des déjections animales et de litière), la cartographie "Programme de Gestion De l'Azote", l'accès du bétail aux cours d'eau ou encore la réduction, via des dérogations, de la population de certaines espèces protégées considérées comme nuisibles pour les cultures, comme les corvidés.
Une seule mesure n'a pas été retenue. Elle concernait l'aide à l'installation des jeunes dans les grandes exploitations agricoles.
La FJA souligne "un bon début"
Du côté des syndicats agricoles, l'enthousiasme est plus mitigé. "C'est un très bon début, mais parler d'accord, c'est un bien grand mot à ce stade", a noté Florian Poncelet, le président de la Fédération des Jeunes Agriculteurs (FJA). Parmi les propositions sur la table, il considère que 10 points ont concrètement avancé, notamment le problème de l'agriculture dite "de dates". Mais d'autres restent encore à travailler, notamment la demande de la FJA que les agriculteurs pensionnés ne reçoivent plus les aides de la PAC, pour qu'elles soient plutôt attribuées aux jeunes qui ont des difficultés à se lancer.
Une nouvelle réunion régionale est convoquée le 13 mars prochain. Un deuxième paquet de mesures devrait être sur la table.
