Luxembourg-Bruxelles : pourquoi le Pape fait-il ce saut de puce en avion ?
Aurait-il pu prendre le train ou une voiture ?

- Publié le 26-09-2024 à 16h23
- Mis à jour le 26-09-2024 à 17h09

Pour un pape qui restera le pape de l'écologie (grâce à son encyclique sur l'écologie intégrale Laudato Si), la situation interroge. Pourquoi François, qui passait ce jeudi au Luxembourg avant de se rendre à Bruxelles en soirée, a-t-il pris l'avion pour réaliser les 220 kilomètres (environ) qui séparent les deux villes ?
Deux alternatives auraient pu être trouvées (et la réflexion a eu lieu) mais aucune des deux n'était satisfaisante.
Réaliser le trajet en train aurait été difficile et coûteux. Il n'existe pas de ligne directe et à haute vitesse entre les deux villes. Surtout, sécuriser les ponts, les viaducs et les voies aurait été très coûteux. Contrairement aux voitures, il n'est pas possible de permettre au train d'être précédé d'une escorte. Et il est encore moins possible de faire dévier le convoi en cas de danger dans un pays, la Belgique, qui demeure en alerte de sécurité de niveau III. Un trajet en train, plus écologique, aurait demandé un coût exorbitant en matière de sécurité. Le Pape ne se déplace d'ailleurs jamais en train.
Idem pour un trajet en voiture. Lui aussi aurait imposé des mesures de sécurité à de très nombreux endroits (ponts, viaducs…) et aurait été difficile à mettre en place, ajoute Tommy Scholtès, porte-parole du comité d'organisation. À cela s'ajoute le temps que cela aurait pris et la fatigue du Pape ; âgé de 87 ans, note-t-il encore.
L'avion, même si moins écologique, était donc la solution la plus convenable et facile aux yeux d'une organisation vaticane qui ne transige ni avec la logistique, ni avec la sécurité.
Notons que le Pape ne se déplace pas dans un jet privé, mais dans un avion affrété par le pays hôte.