Une scène inédite surprend la presse internationale à la fin du discours du Pape à l'UCLouvain
Ce samedi après-midi, l'UCLouvain et le Pape ont échangé sur la place des femmes et la "nature" du féminin dans une Aula Magna comble.

- Publié le 28-09-2024 à 19h09
- Mis à jour le 29-09-2024 à 17h09
Force est de constater que les deux institutions – l'université et l'Église – ne naviguent plus sur la même planète. Les désaccords étaient fondamentaux. Pour autant, dans une ambiance familiale et particulièrement chaleureuse, le Pape fut longuement applaudi et bénéficia même d'une standing ovation. Mais l'histoire ne s'arrêta pas là.
Alors que les journalistes sortaient de la salle de presse, saluant le soin réel avec lequel le Pape fut reçu par l'UCLouvain ; alors que le Pape recevait la calotte estudiantine sous les bravas, le service presse de l'université distribua en main propre un communiqué, rédigé en plusieurs langues, à l'ensemble des médias. Celui-ci était sans appel. La rectrice y dénonçait fortement les propos du Pape, évoquant "désapprobation", "divergence majeure", "incompréhension". Le geste, en soi, n'avait rien d'illégitime, mais la scène surprit grandement la presse internationale, étonnée par cette pratique.
Comment était-il possible de concilier cette ambiance bonne enfant très belge autour du Pape, des applaudissements nourris et, dans le même temps, de publier un camouflet rédigé noir sur blanc bien en amont du discours de François (que l'UCLouvain avait reçu sous embargo)?
Des journalistes étrangers pensaient arriver dans une université profondément confessionnelle, ils auront vite appris, sous le soleil de Louvain, que le pilier chrétien, en Belgique, est une réalité institutionnelle, mais plus vraiment philosophique.