Un ami de Céline Cremer se confie sur les récentes découvertes: "C'est à 3 kilomètres d'où nous étions"
Pour l'ami de Céline Cremer, le doute n'est quasi-pas permis car personne ne vient jamais ici...

- Publié le 28-01-2026 à 16h43

C'est tôt ce mercredi 28 janvier que l'annonce nous est parvenue… de l'autre bout de la planète : des restes humains ont été découverts dans la région de Waratah, sur la côte ouest de l'île australienne de Tasmanie. C'est en effet la police australienne, citée par le média local ABC News, qui l'a confirmé.
Or c'est précisément dans cette région que Céline Cremer a disparu, le 17 juin 2023… À ce stade, des analyses doivent encore être menées pour identifier ces restes. La police annonce l'organisation d'une conférence de presse ce jeudi… Pour les proches de Céline, le doute n'existe presque pas : les chances qu'il s'agisse des ossements de Céline sont (très) grandes.
Nouvelle zone de recherche
Nous avons contacté Gabriel Remy, ami proche de Céline… Pour rappel, c'est lui qui mi-décembre avait organisé la reprise des recherches, sur les traces de Céline Cremer. Comme il nous l'avait indiqué en effet, c'est en constatant l'arrêt des recherches sur place, depuis plus d'un an, que l'idée avait germé dans son esprit de "s'entourer d'une équipe soudée", pour exploiter les pistes qui ne l'avaient pas été. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le périple avait été fructueux.
Fin décembre en effet, alors qu'ils étaient accompagnés d'une vingtaine de personnes dont le détective privé Ken Gamble et de l'explorateur Rob Parsons, les amis de Céline, dont Gabriel, ont mis la main dans un premier temps sur le GSM de Céline – il a été retrouvé à une soixantaine de mètres des dernières coordonnées enregistrées. Une découverte inespérée dans un milieu particulièrement hostile, qu'ils ont donc appris à "comprendre".
Et c'est en partant d'une deuxièmes découverte que les recherches ont repris en janvier, comme nous le détaille Gabriel.
"Après la découverte du téléphone, nous avons pu découvrir ce qui ressemblait à un abri où Céline aurait pu dormir", explique Gabriel Remy. "Ici, on a retrouvé une bouteille dont la provenance était sans doute le restaurant où elle travaillait, d'une marque assez rare. Et il y avait aussi ce poncho qui était fabriqué dans un sac-poubelle".
Sur base de ces découvertes mais aussi de la "géographie", les recherches ont repris dans une autre zone inexplorée.


80 km de jungle
Alors qu'elle remontait vers l'Australie, le 17 juin 2023, Céline Cremer a voulu, seule, visiter la région de Philosopher Falls, et voir les cascades dont on lui avait tant parlé. Ici, la forêt est toutefois particulièrement dense et humide et, mi-juin, le jour tombe vite. Après avoir stationné sa voiture dans un parking non loin des cascades (dernière trace physique de Céline), elle s'était aventurée dans la forêt… l'heure était toutefois tardive et le signal émis par son téléphone montrait qu'elle n'était probablement jamais sortie vivante de la jungle.
"Avec nos découvertes, nous avons imaginé de nombreuses hypothèses", poursuit Gabriel Remy, "en partant du principe qu'elle était repartie après avoir dormi sur place. Des obstacles naturels se dressaient entre elles et le parking et, vu le bruit assourdissant des chutes, elle pouvait avoir décidé de suivre la rivière en aval". Une nouvelle zone de recherche dans ce sens a été explorée par Gabriel et ses amis puis par des bénévoles… accompagnés de la police locale suite aux découvertes.
Ce sont ces mêmes bénévoles qui ont donc découvert les restes d'ossements cette semaine, on parle notamment d'un fémur humain. "En aval, près de la rivière donc, à 3 kilomètres à peine d'où nous étions". Comme l'indique l'ami de Céline, "le problème est que cette piste la menait vers 80 km de jungle dense mais elle ne pouvait pas le savoir".
Toujours selon Gabriel, les chances qu'il s'agisse de Céline sont particulièrement grandes. En effet, "lorsque nous étions sur place, une personne qui a l'habitude de ce genre de terrain m'a confirmé que s'il nous arrivait quelque chose, aucun hélicoptère ne pourrait venir nous récupérer. Il n'y a pas de passage humain ici car c'est trop compliqué".
"Je ne pouvais pas la laisser là"
Si nous sommes toujours en attente des résultats, Gabriel a tenu à souligner l'efficacité de la méthode mise en place. "Nous nous sommes entourés des bonnes personnes, les meilleures et avec une trentaine de bénévoles, nous avons décidé d'explorer toutes les pistes possibles. Et nous avons travaillé avec un vrai esprit d'équipe qui semble avoir payé. Nous avons fait cela avec détermination ce qui a permis de retrouver son téléphone… J'ai passé toute ma vie avec elle, je ne pouvais pas la laisser là"…