Le journal Le Soir licencie cinq collaborateurs : "On se tient sur nos gardes par rapport au contexte économique actuel"
Des décisions qui s'inscrivent dans un contexte de fortes difficultés économiques qui touchent l'ensemble du secteur des médias francophones.

- Publié le 03-02-2026 à 17h25
- Mis à jour le 03-02-2026 à 18h33

Cinq personnes ont été licenciées au sein du journal Le Soir, a indiqué mardi à l'agence de presse Belga Anne-Sophie Leurquin, la présidente de la Société des journalistes du Soir (SDJS), confirmant une information du journal L'Avenir.
Dans le détail, il s'agit de la secrétaire du rédacteur en chef, des trois (derniers) correcteurs et d'une personne chargée de l'archivage numérique du journal. La plupart travaillaient pour le journal Le Soir depuis plus de 25 ans.
"On paie tous les répercussions de la fin de la concession (de la distribution des journaux par) bpost voulue par le précédent gouvernement"
La nouvelle, totalement inattendue, a été faite ce matin lors d'un point au centre de la rédaction, précise Mme Leurquin. "On se tient sur nos gardes par rapport au contexte économique actuel. On paie tous les répercussions de la fin de la concession (de la distribution des journaux par) bpost voulue par le précédent gouvernement. Il y a des impacts en cascade dans un contexte publicitaire compliqué avec la concurrence des Gafam (les géants technologiques états-uniens, NDLR). On a été lâchés par le gouvernement, on espère ne pas être lâchés par nos lecteurs", déclare-t-elle.
Contexte économique compliqué
"Ces licenciements témoignent à nouveau des difficultés économiques auxquelles le secteur doit faire face, en ce compris pour les médias privés. Parce que outre le départ de ces collaborateurs de la rédaction, Rossel a également diminué son budget pour les journalistes indépendants", a réagi Martine Simonis, la secrétaire générale de l'Association des journalistes professionnels.
Ces licenciements s'ajoutent à ceux intervenus dernièrement chez BX1, TV Lux et LN24 ainsi qu'à l'arrêt de dizaines de collaborations de journalistes freelances à RTL comme à la RTBF. Le secteur de la presse francophone est par ailleurs suspendu à la décision de l'Autorité de la concurrence concernant la fusion entre Rossel et le groupe IPM.
