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La résurrection de Kinuyo Tanaka, cinéaste

La plus illustre actrice japonaise avait réalisé six films. Bien occultés durant 60 ans. Des joyaux qui brillent à nouveau.

"La Nuit des femmes", Kinuyo Tanaka y explore le territoire féminin dans un centre de réinsertion pour prostituées.
"La Nuit des femmes", Kinuyo Tanaka y explore le territoire féminin dans un centre de réinsertion pour prostituées. ©Carlotta

Il existe encore tant de perles de cinéma à découvrir !

Ce sentiment merveilleux vous envahit à l'issue de Lettre d'amour, le premier film de Kinuyo Tanaka, la plus illustre actrice japonaise dont on avait oublié, occulté qu'elle fut aussi la réalisatrice de six films.

Née en 1909, Kinuyo Tanaka, c'est 50 ans de cinéma, l'actrice fétiche de Mizoguchi, 14 films ensemble dont les fameux Contes de la lune vague après la pluie et La Vie d'O'Haru. Au début des années 50, elle manifeste le désir de passer derrière la caméra. Depuis que le cinéma existe, elle est la deuxième Japonaise à émettre cette idée extravagante, voire absurde, selon la profession et particulièrement son mentor Kenji Mizoguchi. Un petit studio voit l'opportunité d'affirmer son anticonformisme et de travailler avec la star féminine n°1. Naruse l'accueille en stage sur son plateau, Ozu règle les problèmes et en 1953 sort Lettre d'amour. Un choc, le film représentera le Japon au festival de Cannes et aux oscars.

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