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"Le silence des autres est peut-être encore pire"

La perte d'un enfant avant terme et la force de la sororité forgent "Après Céleste".

"J'ai déjà eu si souvent l'impression de m'être perdue, mais je ne sais pas si j'ai déjà su où j'étais."
"J'ai déjà eu si souvent l'impression de m'être perdue, mais je ne sais pas si j'ai déjà su où j'étais." ©Copyright (c) 2016 JR AK/Shutterstock. No use without permission.

Pour la littérature québécoise, il n'est pas toujours aisé de franchir l'Atlantique. Si quelques éditeurs particulièrement entreprenants et déterminés parviennent à diffuser leurs livres en Europe (malgré les coûts d'exportation), certains auteurs se font connaître chez nous en étant réédités par une maison française. C'est le cas de Maude Nepveu-Villeneuve (Montréal, 1985), dont le troisième roman, Après Céleste, vient de paraître au Bruit du monde, deux ans après sa sortie aux éditions de Ta Mère. Être publiée en France, c'est pour la jeune auteure "réaliser un rêve d'ancienne étudiante en littérature. Cela reste assez impressionnant d'arriver en Europe… Mon idole, Réjean Ducharme, était un auteur québécois qui avait été publié à Paris après avoir été refusé partout au Québec", se souvient-elle.

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