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Franz Schubert en ligne droite à Flagey

À Flagey, le pianiste Paul Lewis poursuit un cycle de sonates.

Nicolas Blanmont
Franz Schubert en ligne droite à Flagey
©Johan Jacobs

Un pianiste qui consacre un concert entièrement à Schubert ne peut être foncièrement mauvais. Et même probablement excellent. Alors, on imagine : un pianiste qui consacre trois concerts entièrement à Schubert, cela devrait être un Nirvana garanti.

Résidence

Après avoir amplement servi Beethoven (ses enregistrements des 32 sonates et des 5 concertos pour Harmonia Mundi font référence), Paul Lewis, fraîchement quinquagénaire, s'est lancé dans un parcours schubertien. Au disque à nouveau - les trois grandes sonates posthumes D. 958 à 960, les cycles de mélodies (La Belle Meunière et Le voyage d'hiver) avec l'excellent Mark Padmore, ou encore les grandes œuvres de musique de chambre comme, notamment, La Truite -, mais aussi au concert. Mercredi, il était de retour à Flagey, où il est en résidence cette année, pour une troisième soirée de sonates, et le Studio 4 était comble. L'Anglais n'a plus la foisonnante chevelure bouclée alla Rattle de ses portraits officiels, mais il a gardé ce qu'il faut d'excentricité discrète et élégante avec une chemise noire rehaussée de gros ronds noirs, ourlée çà et là d'un fin liséré rouge.

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