L'âge d'or de la Saxe au cœur de FestiVita !
La grande fête baroque reprend ses quartiers au Cercle Gaulois.
- Publié le 09-02-2026 à 18h07

Lancé par le chef et flûtiste Michel Keustermans, infatigable explorateur des terres baroques et festives, FestiVita ! entame ce mercredi sa 5e édition. Dès son lancement, le festival très pointu s'est placé sous le triple signe de la fête, de la découverte et de l'accessibilité. Et qu'il ait lieu dans un des endroits les plus sélects de la ville – le Cercle Royal Gaulois, entre le Théâtre du Parc et le Parc de Bruxelles –, tout en étant ouvert à tous les publics, parfois même gratuitement, renforce encore son attrait.
Thème de l'année : Dresde et la Saxe "qui était aux XVIIe et XVIIIe siècles un foyer majeur des arts et de la musique, une véritable Florence de l'Elbe rivalisant avec Paris et Vienne", comme l'explique Michel Keustermans lui-même. "Sous les princes électeurs, Dresde s'ouvre aux influences française et italienne, se dote d'une architecture fastueuse, de collections prestigieuses et d'une Hofkapelle au rayonnement européen."
Ensembles de prestiges et Bal de la Saint-Valentin
Sous le parrainage du chef d'orchestre Peter Van Heyghen (également flûtiste à bec) et de la claveciniste Kris Verhelst, la programmation fera revivre cette effervescence à travers des pages des compositeurs marquants – Schütz, Schein, Zelenka, Bach – et d'autres moins connus. Avec le concours d'ensembles de premier plan, comme le Sweelinck Barokorkest, le Ricercar Consort ou l'ensemble BachPlus.
Le festival offrira aussi à son public des expériences musicales et humaines inédites, à travers des formats originaux, tels L'Opéra à Dresde sous Maria Josepha, soirée-dîner imaginée par Le Pavillon de Musique, dirigé par Ann Cnop, avec la soprano Jana Pieters, ou la rencontre avec Peter Van Heyghen, à propos de son concert Bach, ou encore les Nocturnes aux chandelles, avec l'ensemble More Maiorum, et la soprano Caroline Weynants. À quoi s'ajouteront le bal de la Saint-Valentin (avec un saut en 1820), un concert pour les tout-petits, l'exposition de lutherie, et, en finale, dimanche, le désormais traditionnel Banquet-qu'on-sert, entrecoupé d'intermèdes musicaux.
Bruxelles, Cercle Gaulois, du 11 au 15/2, www.festivita.be