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Deulin et ses muses

Le domaine des Harlez recèle quelques pièces fort enviables. Grâce aux muses protectrices, on s'amuse. À voir encore ce prochain week-end.

Philippe Farcy
La chapelle
La chapelle de Deulin fort abîmée et ses lustres somptueux ! Contraste saisissant. ©DR

Vendredi dernier, après des bourrasques un peu trop intenses qui traversèrent le pays, il faisait grand calme, pleine lune et une pincée de brouillard pas loin des 20h et jusqu'à minuit sur le château et le parc de Deulin. Les muses, mais pas toutes les neuf sœurs, avaient organisé la fête qui se déroula le week-end passé et qui reprendra dans quatre jours. Clio qui était venue en voiture avec son ami Renaud, s'est occupée de divulguer l'histoire de cette belle maison de 270 ans, à la foule un peu maigre. Il nous semble l'avoir reconnue sur le superbe stand de Luc Decruyenaer et dans les fardes de gravures du "Tout venant". Erato s'était faite discrète et avait essaimé quelques conseils à des peintres orientalistes accrochés aux cimaises de la galerie Libertas, de Bruges. Euterpe avait conseillé le fleuriste baroque Frédéric Garsou installé à Theux et ici dans une petite salle à manger où le soir venu Bach céda la place à du Disco. Ceci donna l'envie à plus d'un de danser avec souplesse et énergie, comme la gente dame de la maison Malvoisin. Du coup, Terpsichore, muse de la danse, avait fait un saut, le temps d'un soir. Voilà qui nous fait penser au délicat tableau d'Eustache Le Sueur conservé au Louvre.

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