Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Quand tu écoutes plus précisément, tu entends les murs des lieux qui te chuchotent des histoires…"

À l'occasion du centenaire du palace marocain mythique, on a interrogé la matière grise à l'origine des restaurations. Quid de Sanjit Manku, architecte, et de sa rencontre avec la Mamounia ? Une discussion fructueuse, au jardin.

Sanjit Manku
À l’occasion du centenaire du palace marocain mythique, on a interrogé la matière grise à l’origine des restaurations. ©Adrien Dirand

Sanjit Manku (Nairobi, 1971) porte les cheveux longs et un air sérieux. Un accent qui rebondit quand il s'exprime en français. Et un petit carton avec son nom marqué dessus. Nous sommes dans les jardins de la Mamounia, à Marrakech, où, ce soir d'octobre, le palace de prestige marocain a fait asseoir quelques centaines de personnes pour fêter les 100 ans de l'illustre hôtel.

Sanjit se déplace avec son nom en main, cherchant sa place à travers un plan de table alambiqué. Nous lui proposons le siège vacant à notre gauche, sans savoir qu'il est l'architecte restaurateur des lieux à l'occasion dudit centenaire. On n'aurait pas mieux rêvé comme voisinage dans ce dîner placé qui déroulera, au moins, douze plats. La conversation s'entame, l'architecte qui a imaginé le lifting de l'hôtel mythique est animé d'un génie humaniste qu'il a insufflé à son métier. On le questionne, il ne se dérobe pas. Il mangera froid.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...