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James Caan, le dur et le doux

L'acteur américain James Caan est mort à l'âge de 82 ans. Son rôle de Sonny Corleone dans "Le Parrain" l'a "typecasté", à vie, en mafieux nerveux. Une virilité dont il a su dévoiler les fragilités.

Le déclic d'une carrière peut se nicher dans les endroits les plus improbables. James Caan, par exemple, c'était dans une chambre froide de la 14e rue à New York. Elle appartenait à son père, son parrain, son grand-oncle, une famille de bouchers d'origine juive allemande. Dès 4 h du matin, il soulevait des carcasses de 100-150 kilos, par moins 15 degrés, été comme hiver. Aucune envie de faire cela toute sa vie. Avec de pareilles épaules, une telle explosivité, on aurait davantage vu une porte de sortie donnant sur un stade de football américain. Mais, alors que son milieu ne le prédisposait pas du tout, ce sera les plateaux de cinéma où on lui confiera régulièrement des rôles de… sportif : pilote automobile dans Ligne rouge 7000, footballeur dans Les Gens de la pluie, karatéka chez Sam Peckinpah (Tueur d'élite) et bien sûr champion de Rollerball.

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