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Julia Ducournau, un an après "Titane"

Il y a quelques jours, la Française était l'invitée du 19e Festival de Marrakech. Un an après sa Palme d'or surprise à Cannes, elle y évoquait notamment sa position de réalisatrice de film de genre.

"Titane" de Julia Ducournau, avec Agathe Rousselle et Vincent Lindon. Palme d'or à Cannes en 2021.
"Titane" de Julia Ducournau, avec Agathe Rousselle et Vincent Lindon. Palme d'or à Cannes en 2021. ©O'Brother

Invitée, il y a quelques jours, du 19e Festival de Marrakech, Julia Ducournau y a rencontré le public marocain, mais aussi la presse. Pour revenir sur son deuxième long métrage Titane, Palme d'or surprise du 74e Festival de Cannes (cf. ci-dessous), qui a comptabilisé 303000 entrées en France et un box-office mondial total de 4,2 millions de dollars. Soit 65 fois moins que Parasite de Bong Joon-ho, la Palme d'or précédente en 2019.

La cinéaste française de 39 ans n'est d'ailleurs pas certaine que cette Palme l'aidera à monter son nouveau film, qu'elle est en train d'écrire. "Palme d'or ou non, c'est difficile de financer un film de genre en France. Ce sont surtout les jeunes qui s'intéressent au genre. Or, faire du genre coûte cher: les prothèses prennent beaucoup de temps à installer. Cela signifie qu'il faut plus de jours de tournage, ce qui coûte incroyablement cher. Et puis il y a les effets spéciaux numériques, horriblement couteux… C'est vraiment difficile de faire comprendre aux financiers que, si on veut être compétitifs en terme de genre à l'étranger, il faut mettre les moyens. Ce n'est pas la même chose que de faire un drame social avec une petite équipe…", expliquait Julia Ducournau, dans un anglais parfait, à une poignée de journalistes internationaux le 14 novembre dernier, dans les jardins du palace marrakchi La Mamounia, une cigarette à la main.

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