Pourquoi le film allemand en plan-séquence "Victoria" est plus remarquable que "La Corde" d'Alfred Hitchcock ou les oscarisés "Birdman" et "1917"

Série été : le plan-séquence au cinéma. La série "The Bear" l'a utilisé tout un épisode. Alejandro González Iñárritu sur la durée d'un film. Cet été, nous évoquons le Graal des réalisateurs : le plan-séquence. Scène n°3 : la grande illusion des films séquence.

"La Corde", "1917" et "Victoria" : des films en vrai ou faux plan séquence.
"La Corde", "1917" et "Victoria" : des films en vrai ou faux plan séquence. ©Warner / Dreamworks / Condor

"C'était complètement idiot…" L'aveu est d'Alfred Hitchcock, à propos de son célèbre film "en un seul plan", La Corde (1948). L'exercice de style est le premier du genre. Raison pour laquelle il a fait date même si le résultat ressemble à une pièce de théâtre filmée (ce dont il est l'adaptation).

En 1948, la durée maximale d'une bobine de film est de dix minutes. La Corde est donc composée de onze plans-séquence, habilement montés afin de créer l'illusion de continuité. "Je reniais mes théories sur le morcellement du film et des possibilités du montage pour raconter visuellement une histoire", confie encore le cinéaste dans ses entretiens avec François Truffaut.

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